✦ Retraite Yoga aux mille et une nuits ✦

retraite yoga

 

La Marsa, Tunisie

  Du 11 au 15 octobre 2017

Et voilà c’est décidé, je me relance finalement dans l’aventure “retraite yoga” ! Cette fois-ci, je peux compter sur un partenaire d’exception, la Sukoon House de la Marsa en Tunisie.

On sait tous qu’après l’été (surtout si tu n’as pas pu prendre de congés !), le mois de septembre est, pour le moins, intense. Un mélange de course contre la montre et de déprime post-été et pré-automne. Bref, pour la tête et pour le corps, c’est pas franchement l’idéal. Voilà pourquoi j’ai décidé de t’emmener au soleil pour 5 jours 100% détente, farniente et retour à soi.

Lis ce qui suit et laisse toi d’ors-et-déjà bercé•e par la douceur des mille et une nuits…

 

Au programme pour cette retraite Yoga:

◮ 5 jours et 4 nuits de déconnexion totale

◮ 5 séances de yoga et méditation en plein air

◮ 2 excursions de groupe pour visiter les vestiges du pays

◮ 2 séances de stand-up paddle

◮ Soirées cinéma et échanges inspirants

◮ Workshop Cuisine

◮ Farniente à la plage

◮ Ballade et shopping

Et surtout repos, relaxation, tranquillité…

Hébergement

 

2 chambres contenant 2 lits simples (4 places en tout)

1  suite avec lit king size pour 2 personnes avec SDB

Les chambres sont toutes équipées du wifi (même si hein, franchement, on en aura pas besoin, on sera tous occupés à partager une autre forme de connexion, n’est-ce pas ? :D)

Elles sont également toutes équipées de la clim.

Linge de maison fourni.

retraite yoga chambre

 

 

Repas

Tous les repas cuisinés sont bio, frais et de saison !
4 délicieux petits déjeuners
2 Lunch box à emporter sur la plage ou sur la terrasse
3 dîners à la maison
Beaucoup de fruits et légumes

Eau détox, jus de fruit frais, thé et café à volonté

Les repas seront préparés par Sonia, notre cuisinière rien que pour nous toute la semaine !

Pour les autres repas, la cuisine est à notre disposition pour laisser parler notre créativité et la ville offre de fabuleuses adresses de restaurants qu’il serait dommage de ne pas tester !

retraite yoga healthy food

Programme Yoga

Cette retraite s’adresse aux yogis débutants comme aux confirmés. Nous explorerons tous les aspects du yoga à travers la découverte de différents styles de yoga (Hatha Yoga, Vinyasa, ViniYoga et Restorative Yoga etc.).

Nous pratiquerons également plusieurs techniques de pranayama (respirations), méditation et kriyas (méthodes de purifications).

Enfin, chaque jour sera également l’occasion d’aborder une thématique actuelle et pragmatique sous le prisme de la philosophie du yoga et en particulier des Yoga Sutra de Patanjali.

Planning détaillé

Mercredi 11
Matin – Arrivée à la Sukoon House à partir de 10h (transfert aéroport inclus)
Découverte de lieux et free time: balade sur la plage, déjeuner en ville etc.
17h – 18h30 Hatha Yoga au soleil couchant, méditation de groupe sur le rooftop
Soir – welcome apéro puis dîner à la maison
Jeudi 12
9h – 10h30 Vinyasa Yoga, méditation et philosophie sur le rooftop
Brunch à la maison puis free time
Après-midi : visite de Carthage (lunchbox possible)
Dîner à la maison
Soirée ciné ou conversations inspirantes
Vendredi 13
6h – 8h : Yoga au levé du soleil, méditation et philo
Petit déjeuner et free time
Session de sup paddle
Après-midi excursion Sidi Bon ou Médina avec lunchbox
Soirée free, resto en ville, balade etc.
Samedi 14
Matin – séance de sup paddle puis petit-déjeuner sur la plage
Après-midi – free time
17h – 19h Yoga au soleil couchant, méditation et philosophie
Dîner à la maison
Dimanche 15 
6h – 8h : Yoga au levé du soleil, méditation et philo
Petit déjeuner à la maison
Free time
Départ dans l’après-midi et transfert à l’aéroport

 

Retraite Yoga sur rooftop

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tarifs

Early birds (avant le 11/08) – 429€*

Après le 11/08 – 459€*

Le prix comprend:

  • Hébergement 4 nuits dans la merveilleuse Sukoon House
  • Les repas healthy, le cocktail de bienvenue et deshealthy snacks
  • Les 2 excursions de groupe
  • Les 2 séances de paddle
  • Toutes les séances de yoga
  • Le transfert Aéroport – Sukoon House aller-retour

Attention, seulement 6 places disponibles pour cette retraite yoga. Au regard des tarifs que nous avons choisi d’appliquer, les places risquent de partir très vite (et c’est le but !). Si vous avez la moindre question, le moindre doute, je suis à votre entière disposition pour en parler: Me Contacter.

Nos réponses aux questions les plus posées:

Prix des vols pour Tunis ?

Les vols pour Tunis depuis Paris pour cette période du 11 au 15 octobre sont actuellement entre 100 et 150€ l’aller. Plus vous réservez tôt, plus vous faites des économies, sur les vols et sur la retraite !

Transfert aéroport Tunis – Sukoon House ?

Le prix comprend le transport aller-retour. Rdv à l’aéroport de Tunis entre 10h et 12h le mercredi 11 au matin et départ de la Sukoon House à partir de 16h le dimanche 15.

Dois-je apporte mon tapis ?

Non, tout le matériel, tapis, brique, sangle est fourni !

 

retraite yoga Carthage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Ces tarifs défient toute concurrence pour ce genre de retraite. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Sukoon House vient d’ouvrir ces portes et souhaite proposer à ces clients un prix d’appel plus qu’abordable pour faire connaître son lieu. L’hébergement, les repas et les activités sont donc proposés au prix “local” et non “touriste”. De plus, cette retraite yoga en Tunisie est une grande première pour moi qui ne connaît pas le pays, et une nouvelle aventure qui démarre en partenariat avec la Sukoon House. Plutôt que de marger absolument sur le séjour, j’ai préféré assurer un prix bas pour être certaine que notre petit groupe sera complet d’ici septembre. 

Détails :L’arrivée à la Sukoon House peut se faire à partir de 10h le mercredi 11 au matin et le départ jusqu’à 18h le dimanche.

Un très très grand merci à Maud du blog Adesa Yoga, à la pétillante Maëva de Maëva Yoga, à Mélanie du blog Yogistic et à Capyoga d’avoir accepté de relayer l’info et de contribuer à la réussite de ce projet !

Métiers du sport, astuces yogis pour un corps en pleine forme

métiers du sport, astuces yogis pour un corps en pleine forme

Si tu pratiques intensément et quotidiennement une activité physique, tu peux te sentir concerné par cet article. 

 

Tout a commencé quand mon corps est tombé en panne. En 7 ans passés derrière un bureau, je n’ai jamais eu aucun problème de dos, d’épaule etc. Et pourtant, si tu avais vu comment je me tenais… Affalée sur ma chaise, les fesses à 6 km du dossier de chaise, j’étais scandaleuse !

En rencontrant le yoga, j’ai pu prendre conscience de mon corps. Vatta* trop souvent augmenté, problème éloquent de proprioception (cf la vidéo Yoga & Concentration), avant le yoga, j’avais toujours donné la priorité à mon intellectualité, laissant mon corps au dépourvu. Lorsque je vivais seule, je m’alimentais souvent très mal, alliant biscuits apéro et pâtes crues. La honte quand j’y repense sans déconner…

Yoga signifie “joindre”, “unir”. Se basant sur cette définition, on dit souvent qu’il permet d’unir le corps et l’esprit. Je ne sais pas si elle parle à tout le monde mais chez moi, c’est évident ! Le yoga m’aide au quotidien à rassembler tout mon être, me faisant chaque jour un peu plus prendre conscience de ce corps trop longtemps oublié.

Problème aujourd’hui, mon corps a un peu trop pris la confiance et me rappelle à l’ordre bien trop souvent. La raison ? Une pratique intense et sans ménagement.

Tout est allé très vite. Dès la rentrée 2016, les cours se sont multipliés. Et au bout de 4 mois seulement, arrivée à Noël, j’étais épuisée et mon corps cassé en 2 (à lire: Ecoute, ton corps te parle)

Depuis 2017, le rythme des cours s’est encore accéléré et ma formation en Hatha n’a rien arrangé. Comment continuer à assurer mes cours tout en prenant soin de moi ? Ça paraît con comme question, surtout venant d’une prof de yoga. Mais n’oublions pas, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés.

J’ai donc posé la question à plusieurs professeurs de yoga. Je voulais connaître leurs secrets pour faire attention à leur corps malgré des journées bien remplies. Voici leurs réponses.

Yogis: ce qu’ils avalent

La tisane d’orties (cueillis et mis à macérer 3 semaines au soleil dans un bocal d’huile végétale). Peu ragoûtant, ça ne me fait franchement pas rêver. Il paraît néanmoins que c’est excellent pour la santé !

Le lait d’or. Brevage au lait végétal et au curcuma. Vous trouverez la recette ainsi que ses vertus sur cette vidéo:

La spiruline. C’est THE super aliment, en particulier pour les végétariens et vegan. Je l’aime en comprimé, sinon c’est trop dégueu.

Le magnésium. Cures régulières en comprimés ou en cristaux. Je te conseille là aussi les comprimés. Les cristaux, quelque soit la boisson dans laquelle tu vas les plonger, le goût est vraiment trop bizarre.

Et évidemment, beaucoup de fruits, légumes, céréales et légumineuses. Bref une alimentation équilibrée quoi 🙂

Ce qu’ils font pendant les cours

Guider, sans pratiquer

Le principal conseil qui est revenu systématiquement : Guide tes élèves, ne pratique pas.
C’est assez dingue parce que pendant les 4 années de ma formation ViniYoga, je n’ai pas pratiqué une seule fois avec les élèves. On nous apprend justement à guider avec précision sans presque rien montrer.
Mais soyons francs, des cours collectifs de Viniyoga à Paris, je n’en donne jamais… Friands de défis physiques, les parisiens sont, pour la plupart, en quête d’un yoga dynamique et tonique. Sauf que va donner un cours de Vinyasa à des débutants sans montrer les postures…
Donc oui, super conseil mais difficilement valable dans certains cas.

Savasana

Quitte à pratiquer avec les élèves, j’ai décidé depuis quelques temps de pratiquer également Savasana. Et je dois le dire, ça m’a changé la vie ! Désormais, je guide les élèves dans une relax’ tout en la pratiquant avec eux pendant les premières minutes. Je sens une nette différence lorsque je m’accorde ce moment pendant les cours et lorsque je ne le fais pas. Je suis beaucoup plus en forme et rechargée à bloc après ces quelques instants de pause pour mon corps.

Ce qu’ils font entre les cours

La sieste

Qu’elles durent 3 ou 30 minutes, les siestes sont un excellent moyen de recharger les batteries. Je dois avouer que je culpabilisais beaucoup à ce propos au début. Une sieste en plein milieu de l’aprèm pendant que tout le monde bosse, franchement… Sauf qu’un planning de prof de yoga ressemble souvent à ça: 8h premier cours – 12h30 2ème cours – 18h début des cours du soir. Et entre temps, tu fais quoi ? La pita* que je suis cherche à rester productive coûte que coûte. Optimisation totale de mes journées. Sauf qu’il faut savoir lâcher de temps en temps. Et, je dois l’avouer, la sieste est devenue ma super copine d’après-midi que je n’ai plus envie de quitter !

Du yoga doux

Yin Yoga, ViniYoga, Restorative, s’accorder une petite pause dans la semaine pour faire du bien à son corps, c’est vital. Pour ma part, je pratique chaque jour 30 minutes de Yoga Nidra (avant la sieste ;))

Les inversions

La chandelle, la posture sur la tête ou les pieds contre les mur, faites votre choix ! Les postures inversées ont elles aussi mille et unes vertus, tant pour recharger le corps que pour apaiser le mental. Je les pratique tous les jours, avant mes cours la plupart du temps.

One Minute Practice

Un professeur de yoga m’a parlé de cette méthode développée par Lorenzo Becchi que je ne connais pas encore. Basée sur une technique respiratoire, il paraît que c’est génial pour aider à lutter contre le stress et les douleurs physiques. Je vais creuser le sujet, j’en reparlerai certainement.

Rire !

Entre les cours et même pendant les cours, voilà un conseil atypique et finalement bourré de bon sens. Le rire, c’est la santé !

Day-off

Se prendre une journée de repos minimum par semaine, sans pratique physique. Exit les asanas, c’est le moment de prendre le temps de pratiquer les autres membres du yoga, notamment pranayama et méditation.

Huiles essentielles

Dans le bain, en massage, en diffusion ou même en absorption, les huiles essentielles font de vrais petits miracles. Pour ma part, j’utilise principalement la gaulthérie pour mes douleurs articulaires et surtout un mélange appelé DeepBlue. A base de gaulthérie, camphre, menthe poivrée, ylang-ylang, hélicrhyse et camomille bleue, c’est ma potion magique ! Je l’applique avant et après les cours sur les zones sensibles, ça m’a changé la vie !
 
Si tu as bouilli pendant toute la lecture de cet article pouvant laisser croire que le yoga est associé aux métiers du sport, rassure-toi. Sur My Happy Yoga, on sait que le yoga n’est pas un sport. En revanche, c’est une discipline à l’aspect physique non négligeable. Donc non, que les choses soient bien claires: LE YOGA N’EST PAS UN SPORT. 😉
 

Un grand merci à Léa, Alexandre, Mélanie, Philippe, Stéphane, Alice, Emilie, Juliette, Cath, Laëtitia, Marc et Fab pour m’avoir transmis toutes leurs astuces de yogis et avoir permis la rédaction de ce billet.

 *Pour en savoir plus sur Vatta Pita Kapha et connaître ta constitution ayurvédique, c’est par là que ça se passe → Test Ayurvéda, quel est mon dosha ?

Professeur de yoga, un métier qui rapporte ?

Prof de yoga, un métier qui rapporte ?

La question à 1 million d’euros à laquelle même Google ne peut pas répondre. Est-ce que l’on vivre du yoga ? Au cours des small talks que l’on a tous, ces fameuses conversations un peu creuses qui, fort heureusement, mènent parfois à des discussions plus profondes, ça se passe peu ou prou toujours de la même façon:

-“Et toi tu fais quoi dans la vie ?”

-“Je suis prof de yoga”

-“Ah super. Et du coup à part ça ?”

-“Bah c’est tout. C’est mon métier, quoi.”

-“Ah… Ok.”

S’en suis donc parfois la fameuse question à un million d’euros “Mais du coup on peut vivre de ça ?”

Légitime interrogation.

Peut-on vivre du yoga ?

Il y a deux ans, je quittais mon ancienne vie pour croquer pleinement la nouvelle sous le signe du yoga. Passer de salariée à indépendante, un choix radical impliquant sacrifices et engagement constant.

Je m’étais donné deux ans pour sortir un revenu correct de mon activité. Deux ans pour pouvoir dire, “Ça y est les gars, maintenant je vis du yoga !” Cette deadline de Juin 2017 était mon moteur. Parfois aussi, elle était la source de mes angoisses.

Bilan des courses deux ans plus tard, j’ai atteint l’objectif fixé. Oui, je vis du yoga. Comment j’y suis arrivée ? Et à quels prix ? Nous voici partis pour deux ans d’aventures.

Retour en Juin 2015 aux premiers jours du reste de ma vie. L’été est déjà là et ses journées radieuses m’invitent à l’insouciance. Pendant les premières semaines, je profite de ma liberté. Je flâne, je glande bref rien de bien productif, mais nécessaire. Je pratique le yoga, bosse sur le blog et m’enrichis de nouvelles rencontres.

#happy relax moment on my #yoga balloon

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Si tu veux mon avis, la saison Printemps/Eté est la meilleure pour démarrer une nouvelle vie. M’enfin je dis ça…

Nonobstant, malgré cette glandouille de façade, les choses se mettent peu à peu en place dans ma tête et sur mon agenda. La rentrée approche à grands pas et c’est LE moment où il ne faut pas se foirer. Je m’attelle donc tout l’été à préparer cette rentrée, trouver mes premiers cours et faire rentrer les premiers sous.

A l’approche de cette rentrée 2015, un événement perso bouleverse ma vie et remet par la même en cause tous mes projets pro. Je perds alors tous mes repères et ne sais plus très bien quoi faire de ma vie. Je suis paumée, quoi. Totalement paumée.

Je déménage sans vraiment déménager, stagnant dans une ville qui n’a plus grand chose à m’apporter. Alors entre Paris et Grenoble, ni l’une ni l’autre de ces villes ne me fait vraiment rêver. Moi qui m’amuse à dire que le monde est ma maison et le ciel, mon toit, je ne me sens alors nulle part chez moi. Ces derniers mois passés à Grenoble ont fait partie des plus difficiles. Je quitte finalement la ville, y laissant des amis chers et regrettés. Je ne sais toujours pas où aller.

L’hiver est pénible et long. Trop long.  J’ai cette hargne de bosser, je crève d’envie d’avancer, mais vers où ? Vers quoi ? Pendant tout ce temps, les sous peinent à rentrer et ma motivation finit par s’étioler.

Nous voilà déjà arrivés au Printemps 2016. Enfin, ma décision est prise, j’emménage à Paris. Le verre est à moitié plein et, une fois n’est pas coutume, la belle saison me donne des ailes. Des mois que j’attends de retrouver la stabilité. Enfin ! Je reprends mes marques dans cette capitale que j’ai laissée 5 ans plus tôt. L’été approche et après lui, la rentrée. Pas le moment de chômer !

Je mets de côté certains principes à la con que j’avais embarqués dans mes cartons.

“Un CV ? Pour postuler comme prof de yoga ?? Blague ! J’ai passé des années à faire des CVs et passé des entretiens en mode snob, hors de question qu’une fois arrivée dans le yoga je me colle à ce genre de protocole ! Faut pas déconner !”

Hum… J’ai finit par ranger mes principes débiles, j’ai pondu un joli CV et j’ai postulé dans des dizaines et des dizaines de studios. J’ai envoyé des centaines de mails, fait des relances tous les 3 mois. J’ai passés des coups de fil peu concluants, des entretiens encore moins. J’ai même fait des cours d’essai gratos ! J’ai rencontré des gens formidables et d’autres beaucoup moins. J’ai découvert que le monde du yoga était un monde d’entreprise comme les autres. Bref, je me suis pris quelques claques, le prix à payer pour accepter la réalité.

Malgré mon énergie et mes relances, je n’ai que très peu de retours à mes candidatures. Je ronge un peu mon frein.

Et puis vient le premier entretien. Je débarque dans ce studio naïveté et préjugés bien en main. Ma motivation est néanmoins à 200%. Malgré tout, je ne suis pas à l’aise. La gérante se prend déjà pour ta copine, tout le monde se tutoie mais tu sens qu’il y a un truc qui cloche. Difficile à expliquer. Juste un ressenti global, comme un manque de sincérité dans l’histoire. Et puis la gérante me dit “Tu sais ici les filles viennent au yoga parce que c’est à la mode. Tout le monde est jeune et beau. Elles vont elles viennent et ne s’occupent de rien d’autre. Pas le temps de discuter, tout le monde ici est toujours très pressé.” Youhou ça a l’air tellement fun ! Sous couvert de ma diplomatie légendaire, j’ai gentiment expliqué que MOI je ne fonctionnais pas comme ça. Super EGO est de retour ahahah !

Evidemment avec le recul, je me suis dit que j’ai été un peu bête de rester camper sur mes positions. Qu’est-ce qu’on s’en fout des raisons pour lesquelles ces nanas viennent au yoga ? M’enfin à l’époque, je pensais n’avoir rien à leur apporter. C’était peut-être vrai, d’ailleurs. On ne le saura jamais.

Et puis avec le temps et au fil des belles rencontres, les choses se sont construites. Mon agenda se remplit, je travaille avec plein de personnes différentes et toutes aussi chouettes les unes que les autres. Je bouge, je donne des cours à 1, 2, 10 ou 150 personnes ! Bref je m’éclate.

Grâce à mon amie et partenaire Claire Gautier, je bosse sur beaucoup de projets GetYogi. Dernièrement, nous avons chacune animé un cours de yoga pour près de 200 personnes lors de l’event Run at Work. Un truc de fou malade. Enfin pardon, disons une expérience extraordinairement inoubliable !

L'une de mes plus grandes peurs a toujours été de prendre la parole en public. Même à l'école, alors que j'étais bonne élève et que je traçais plutôt bien ma route, j'étais toujours angoissée à l'idée que l'on me demande d'aller au tableau. Avec les années, j'ai appris à prendre sur moi et me faire violence. Dans mon ancienne vie, il m'arrivait d'être obligée de m'exprimer en public. J'en dormais difficilement la veille et mon discours était systématiquement imprégné de mes peurs et de mes doutes. Jeudi après-midi, j'ai donné un cours à plus de 150 personnes sur le parvis de La Défense. La veille, j'appréhendais un peu. Le jour même, alors que le moment approchait à grands pas, mes peurs revenaient. Mais sporadiquement. Au moment de monter sur cette estrade, micro à la Britney Spears accroché aux oreilles, quelque chose d'étonnant est arrivé. Mes peurs se sont envolées pour laisser la place à un sentiment que je n'avais jamais vu venir dans ce genre de contexte. J'ai pris un plaisir de dingue. Sans déconner mes happy yogis, j'ai kiffé ma race. Je remercie infiniment l'organisatrice de cet événement, mon amie et partenaire Claire qui m'a permis de porter les couleurs de @get_yogi et de sortir de ma zone de confort. Et ce n'est pas peu dire ! Merci également à toutes les profs qui étaient là pour nous assister pendant ces cours grandioses. Enfin, merci le yoga. J'ai toujours du mal à répondre à la question "Mais en fait, qu'est-ce que ça t'apporte le yoga ?". Pourtant, j'ai mille et uns exemple de ce qu'il a changé en entrant dans ma vie. En voilà un qui restera parmi les plus éloquents. 🙏. Crédit photo @get_yogi #yoga

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Et puis il y a aussi les retraites Yoga & Thalasso à Concarneau qui m’ont permis de m’échapper de Paris déjà 2 fois cette année. Une belle aventure aussi, signée GetYogi.

Sans oublier la belle Lynda qui m’a permis de développer mon expérience en entreprise en me mettant en relation avec les bonnes personnes. Grâce à elle aujourd’hui, plus de la moitié de cours sont orientés entreprise.

Un métier qui rapporte, mais à quel prix ?

Alors oui, objectif atteint. Cela fait maintenant 2 mois que je peux me targuer de sortir du yoga un revenu acceptable. Et après ?

La liberté de l’indépendant à un prix. Il s’appelle précarité. Rien n’est jamais acquis. Et encore, dans le yoga, c’est encore plus compliqué que dans d’autres métiers. Non soumis à une véritable législation, le métier de prof de yoga est tributaire de la confiance mutuelle des partenaires. Il n’y a le plus souvent aucun contrat, que des accords tacites. Parfois même uniquement à l’oral. Donc la confiance c’est bien mignon, ok. Mais ça peut quand même poser 2 ou 3 problèmes quand on cherche doucement à te la mettre à l’envers.

Résultat, rien ne t’empêche de te retrouver sans rien du jour au lendemain. Quand je suis arrivée à Paris, j’ai rencontré une prof de yoga qui venait de se faire “arnaquer” par l’un de ses studios de yoga – et que je ne citerai pas même si j’en ai très très envie. Elle a donc quitté le studio du jour au lendemain dans lequel elle donnait 4 cours par semaine. A 50€ le cours, je te laisse faire le calcul… Boum 800€ de moins sur le mois. Du jour au lendemain.

Il y a quelques jours, j’ai moi-même fait une croix sur un studio qui me rapportait plus de 500€ par mois. Ironie du sort, c’est juste avant cet épisode que j’ai décidé d’écrire ce billet et de scander haut et fort que oui, le yoga ça rapporte !

Difficile alors de dire que l’on peut vraiment vivre du yoga si un mois sur deux le chiffre d’affaire passe du double au simple. Fort heureusement, il peut aussi passer du simple au double. Et perso, c’est là-dessus que j’ai décidé de mettre le focus.

Je me fous de perdre des cours tant que je ne perds pas la foi. J’apprends à adopter ma nouvelle copine précarité et à faire ma vie avec elle.

Autre point important à souligner, choisir de devenir professeur de yoga, c’est accepter de vivre en décalé. J’ai une chance inouïe de pouvoir vivre ma vie sans être obligée de bosser le week-end (sauf rares exceptions). Mais la plupart des profs ont la majorité de leurs cours le week-end. Bah ouai, logique. On bosse quand les autres ne bossent pas.

Idem le soir, quand tout le monde sort du boulot pour aller prendre l’apéro, c’est l’heure à laquelle toi tu démarres ta journée. Pour la terminer, si tu es chanceux, vers 20h. Sinon compte plutôt 21h, voire 22h.

Ce décalage implique pour moi 2 choses qu’il faut apprendre à gérer. La première, c’est tout simplement ce rythme de vie différent. Dîner à 22h t’arrivera beaucoup plus souvent que tu l’imagines.

Encore quand tu vis seule, tu fais bien ce que tu veux. Mais quand tu vis en couple et que tu pars bosser quand il rentre du boulot, ça peut vite devenir frustrant. Et encore, je ne te parle même pas de si tu as des enfants ! Bon en même temps j’en n’ai pas. Alors je peux pas te dire. 😀 Mais j’imagine bien le bordel quand même.

Le second point est peut être encore plus important. Si tu bosses quand les autres ne bossent pas, que fais-tu quand les autres bossent ? Tu suis ? Généralement, bah tu glandes. Y’a rarement des cours de yoga à 15h de l’après-midi. Donc tu ne fais “rien”. Et qu’est-ce qu’il se passe quand tu ne fais “rien” pendant que les autres bossent ? Dans ta tête, c’est le bordel. Ça s’appelle la culpabilité. Mais oui ! Je te jure ! J’ai culpabilisé pendant des mois avant de réaliser que, non seulement c’était vain, mais en plus ça me bouffait. Maintenant, j’en profite. Si je finis tard un soir et que j’ai quand même envie de profiter de ma soirée, tant pis pour mon horloge biologique qui en prend un coup, je me lève à 10h et puis c’est tout. Et à l’approche des soldes, je peux te dire que je suis plutôt contente de n’avoir rien de prévu à 15h de l’aprèm’ quand tout le monde sera au bureau… 😉

Bref oui, être prof de yoga, ça peut rapporter. Dans ce métier, on est bien placé pour savoir que le travail, la patience et la persévérance ça paye. Alors oui, il faut s’accrocher.

De manière beaucoup plus globale, je suis convaincue que l’on peut vivre de sa passion. Il faut juste s’en donner les moyens et s’attendre à quelques sacrifices. D’ailleurs je vais te dire un truc. Je ne me suis jamais posé la question. Je ne me suis jamais dit “Est-ce que tu peux vivre du yoga ?” “Est-ce que c’est un métier qui peut te rapporter de l’argent ?” J’ai tracé mon chemin et c’est tout. Aujourd’hui j’en vis, demain peut-être pas. Mais je sais que cette route que j’ai choisie d’emprunter est celle qui fait de moi une happy yogini 😉

Yoga des yeux: 7 astuces de yogis pour une meilleure vue

yoga des yeux - astuces yoga meilleure vue

A 31 ans, passant des heures par jour devant un écran, j’ai une chance inouïe de n’avoir absolument aucun problème de vue. D’autant que génétiquement, je suis tout de même issue d’une bonne famille de miros 🙂 Et si ce n’était pas que de la chance ? Et si le yoga avait quelque chose à voir là-dedans ?

Tu as peut-être déjà entendu parler du yoga des yeux. Cette technique qui consiste en différents exercices – mouvements oculaires, points à fixer etc. – s’utilise pour réduire la fatigue oculaire et prévenir certaines pathologies de l’œil.

Au-delà de ces techniques, le yoga, le vrai, pourrait nous aider à conserver ou retrouver notre vue de lynx.

J’en profite au passage pour annoncer que cette expression n’a absolument aucun sens. Instant Culture G, le lynx n’a pas particulièrement une bonne vue. Il est même franchement à la ramasse question vision de loin. Pour en savoir plus, tu peux consulter ce lien et même celui-ci.

Parenthèse refermée, le yoga peut-il réellement nous aider à prendre soin de nos yeux ?

C’est en tout cas ce que pense très sérieusement l’un de mes professeurs en Inde, Yogi Trupta. Certains des happy yogis le connaissent bien et seront probablement d’accord avec le fait que Trupta possède une connaissance du yoga assez exceptionnelle. Alors que nous assistions à l’un de ces cours, il a commencé à nous révéler 7 clés du yoga qui, pratiquées régulièrement, permettraient de garder une excellente vue.

Les astuces yoga pour une meilleure vue

1- Tatraka, le yoga des yeux

Pour le coup, Tatraka est la pratique yoga qui se rapproche le plus de ce que propose le yoga des yeux.

Tatraka correspond à un état de concentration visuelle intense sur un objet donné. Intense au point qu’il faut garder les yeux ouverts le plus longtemps possible et ne jamais cligner.

L’exercice peut se faire sur différents objets (image, fleur, pierre etc.) Le champ d’attention doit néanmoins être réduit en un point restreint. Pas de paysage par exemple car les yeux ne doivent pas bouger.

L’exercice le plus connu de tatraka se pratique sur la flamme d’une bougie. Une pratique d’autant plus difficile que la chaleur et la lumière de la flamme nous en font voir de toutes les couleurs… Et ce n’est pas juste une expression !

Pratiquer tatraka

Avant de se lancer pleinement dans les joyeusetés, bougie allumée, quelques petits exos oculaires sont conseillés.

Assieds-toi confortablement, le dos droit (mais ça normalement tu sais déjà 🙂 ). Garde la tête droite et effectue les mouvements suivants, 3 fois de chaque.

  • yeux vers le haut – yeux vers le bas
  • yeux vers la gauche – yeux vers la droite
  • en diagonale haut/gauche puis bas/droit
  • en diagonale haut droite puis bas/gauche
  • puis en cercle, haut-droite-bas-gauche
  • cercle dans l’autre sens, haut-gauche-bas droite

Assombris la pièce pour que tu ne puisses plus distinguer que la flamme de la bougie que tu viens d’allumer. Place-toi à 1 mètre. La bougie doit être à peu près à la hauteur de tes yeux.

Place ton attention à la base de la flamme en essayant de maintenir les yeux ouverts le plus longtemps possible. Pour démarrer, essaye de tenir 15 secondes. Plus tard, tu pourras tenter 30 secondes, voire une minute mais chaque chose en son temps.

Ferme ensuite les yeux et fais une pause d’une minute ou plus, selon tes besoins. Observe, accueille ce qui se présente dans cette posture.

Ouvre à nouveau les yeux et amène l’attention sur le centre de la flamme. Là encore, commence par 15 secondes, voire moins.

Nouvelle pause, yeux fermés.

Pour la dernière session, place le regard à la pointe de la flamme et observe la halo qu’elle forme à quelques millimètres autour. Reste là aussi quelques secondes avant de refermer les yeux.

Précautions

Il faut savoir que tes yeux vont piquer, c’est normal. L’exercice peut également activer les canaux lacrymaux et produire des larmes. Non seulement c’est normal, mais c’est même encore mieux ! Cela veut dire que ça fonctionne. Certains yogis disent qu’il faut garder l’attention sur la flamme jusqu’à ce que les larmes viennent. Néanmoins, cela dépend des gens et ça demande pour certains une bonne endurance.

Une fois les yeux fermés, tu pourras voir des couleurs, des points. Du rouge, du violet du jaune. No panic, c’est normal.

De manière générale, prudence avec cet exercice ô combien fantastique mais à ne pas prendre à la légère. L’idéal pour une grande première est de le pratiquer accompagné d’un prof ou d’une personne expérimentée.

2 – Jala Neti, nettoie tes nadis

Cette kriya (rituel de purification) consiste à laisser couler de l’eau salée d’une narine à l’autre pour un nettoyage en profondeur des sinus et des nadis. Les nadis sont les canaux énergétiques par lesquels circulent notre énergie vitale, le Prana. Pour être au top de sa forme, il faut que ça circule. D’où l’intérêt en yoga de pratiquer certains rituels qui permettent de faire le ménage. Même si, je te l’accord, celui-là est peu ragoutant.

En réalité, ce n’est pas si terrible que ça, et ça fait un bien fou ! Au-delà des bienfaits pour les yeux sur lesquels on reviendra, Jala Neti est vraiment top à utiliser pour aider à lutter contre les allergies et se décrasser de la pollution ambiante ! Pour ma part, je le pratique une fois par semaine.

La méthode

5 cuillères à café de sel pour 2L d’eau. Tu te doutes bien que je ne m’enfile pas 2 litres d’eau tous les lundis matins dans le nez. Non, mais ça reste la mesure de base. Généralement 1/4L me suffit, soit 0,8 cuillère à café soit un peu moins d’une cuillère à café, du coup. Je vais être honnête, je mesure un peu au pif. Pif mouhaha ! T’as compris ? Ok je sors.

Et voilà mon instrument de torture. Je le remplis intégralement pour une narine.

Pot pour Jala Neti

Fais ça au-dessus d’un lavabo, voire même dans ta douche si le cœur t’en dit. Bref pas vraiment de recommandation ici mais évite quand même les lieux publics.

Bien ancré sur tes appuis, penche le buste vers l’avant et la tête sur le côté. Ouvre la bouche, c’est par là que tu vas respirer. Ne respire surtout pas par le nez, sinon tu vas le sentir passer ! Penche le “Pot Neti” jusqu’à ta narine et commence à verser. Au bout d’un moment, l’eau et bien d’autres surprises commenceront à s’évacuer par l’autre narine.

Ne reste jamais très loin d’un paquet de mouchoirs. Tu verras, à l’occas’, ça te sera utile.

Après Jala Neti, je te conseille d’effectuer quelques Kapalabhati pour terminer le nettoyage. L’expiration intense par les narines permet de vider complètement les sinus. Tu peux également appliquer à la fin de la séance une noisette d’huile de coco à l’intérieur de narines pour les hydrater. Et maintenant, tu comprends mieux pourquoi il vaut mieux éviter les lieux publics.

Les bienfaits

Tu l’auras compris, on nettoie à fond le nez et les sinus. Jala Neti est idéal à pratiquer pour prévenir les rhumes et les crises d’asthme.

Rafraîchissant pour le cerveau, il apaise aussi les maux de tête et les migraines.

Il nettoie les canaux lacrymaux et rendrait les yeux plus brillants et une meilleure vue. Ça tombe bien, c’est un peu ce qu’on cherchait.

Enfin, un tel nettoyage permet également de récupérer un meilleur sens olfactif et un meilleur sens du goût.

3 – Nettoyons avec les torsions

De manière générale, les torsions effectuent un travail intense tant au niveau vertébral qu’abdominal. Elles permettent ainsi un véritable nettoyage physique et émotionnel.

Or qui dit purification dit aussi meilleure circulation de l’énergie. Et ça, ça me plaît. Selon Trupta, la pratique régulière des torsions pourraient être un atout pour notre vue.

Pour faire simple, toutes les postures qui, en sanskrit, commencent par “parivritti” sont conseillées. Les triangles en posture debout par exemple, les torsions assises et couchées.

Voici mes 2 préférées du moment:

Ardha Matsyendrasana. Bon ok, celle-là ne commence pas par parivritti. N’empêche, c’est une super torsion !

Ardha-Matsyendrasana, torsion pour une meilleure vue

Et Supta Matsyendrasana, la torsion couchée.

torsion couchée - supta matsyendrasana

Précautions

Si tu as tes règles ou que tu es enceinte, vazy vraiment mollo avec les torsions. Ne pratique surtout pas après manger et attend au moins 2h pour te lancer. Enfin, les torsions activent également le feu digestif et ont un grand pouvoir nettoyant sur le corps et le mental. Si tu pratiques le soir, ton sommeil peut être agité (cauchemars, notamment), no panic, ces choses-là doivent sortir !

4 – Voir autrement avec les inversions

Je pourrais te parler pendant des heures des inversions tellement je les adore. J’en ai déjà parlé pas mal sur le blog et ailleurs où tu trouveras toutes les raisons pour lesquelles les inversions sont bonnes pour toi.

Ma préférée ? Sarvangasana, la posture de la chandelle. Mais il y a aussi Sirsasana, la posture sur la tête qui te permet de voir la vie sous un autre angle.

Dans ma vidéo Summer Yoga, plein d’infos également sur la chandelle et tous les bienfaits des postures inversées.

D’après Yogi Trupta, les inversions sont excellentes pour la vue. Néanmoins, une fois n’est pas coutume, ces postures sont à pratiquer avec beaucoup de précautions.

En effet, les inversions augmentent la pression oculaire et créer un risque de glaucome. Le glaucome est une maladie de l’œil qui se caractérise par des lésions du nerf optique. Ne pratiquez pas d’inversion si vous avez déjà un glaucome et si, de manière générale, vous avez un doute sur le sujet.

J’en profite pour rappeler que tous les conseils yoga prodigués sur le blog sont à prendre avec beaucoup de discernement. Si vous n’avez jamais pratiqué le yoga ou que vous avez le moindre doute sur une posture/technique, consultez un médecin avant de pratiquer. Le yoga n’est pas magique et ne se targue en aucun cas d’être une thérapie à part entière. 

5 – Backbends ou flexions arrière

Les flexions arrière placent la colonne vertébrale dans une posture dans laquelle elle n’a pas l’habitude. Elle favorise alors son assouplissement ainsi que celui de la ceinture scapulaire. Elles développent les capacités respiratoires et ouvrent le cœur.

Parmi mes backbends préférés, on retrouve chakrasana, la posture de la roue (très très intense, attention) et Ustrasana, la posture du chameau, la posture de la photo.

ustrasana posture du chameau

Pour en savoir plus sur les flexions arrière et les effets sur le cerveau, rdv sur ce billet:

Gestion du stress: la science au service du yoga

A l’instar des inversions, les backbends sont à pratiquer avec beaucoup beaucoup beaucoup de précautions. Si problèmes de dos et sauf avis contraire d’un spécialiste, ne pratiquez pas. Les backbends augmentent eux-aussi la pression oculaire et peuvent alors se révéler contre-productifs pour les personnes souffrant déjà de soucis à ce niveau.

6 – Nadi Shodana

On n’a pas encore trop abordé l’importance des pranayamas dans cette histoire. Pourtant, ils sont essentiels !

Nadi Shudi, le pranayama royal permettrait lui aussi d’améliorer notre vue. Rendez-vous sur l’article Pranayama, prend ta respiration en main pour en savoir plus !

Pour faire d’une pierre deux coups, je te conseille de le pratiquer après Jala Neti 😉

7 – Vibre avec Bhramari

Je surkiffe cet exercice. Pardon mais je ne trouve pas d’autres mots. Le concept de vibrations… comment te dire… bah ça me fait vibrer. Mais si tu sais, je t’en ai parlé quand j’ai dévoilé mon expérience du Gong Bath. Bah Bhramari, c’est un peu un gong bath mais tout seul ! Tu te fais vibrer en utilisant ta propre voix et ton propre corps comme caisse de résonance.

Je l’aime tellement ce pranayama que je pense y consacrer prochainement un billet complet. En attendant, je t’invite à jeter un oeil sur cet article que j’avais écrit sur le blog de la belle Claudia.

Et pourquoi ne pas faire d’une pierre 3 coups et le pratiquer après Jala Neti et Nadi Shodana ? Juste une suggestion comme ça… 🙂

Comme toujours dans le yoga, rien ne se fait sans discipline, sans engagement. Aussi, seule une pratique quotidienne pendant au moins 90 jours permettra de révéler des résultats.

Ahahah je me fais marrer toute seule. Pendant des dizaines de lignes je te vends du rêve avec des techniques qui pourraient t’aider à conserver voire à retrouver une vue perçante… jusqu’à cette dernière phrase qui pète tout. Mais on est complètement dans le yoga ici. On n’a rien sans rien. Ce billet permet aussi de montrer que le yoga ne fait pas de miracle… à moins que tu t’en donnes les moyens.

Vous en vouliez 7, vous en avez 8 ! Bon ok, rien à voir avec le yoga mais désormais, je ne quitte plus mes lunettes anti-écran bleu ! Pas chères et bien pratiques,  ces binocles filtrent la lumière bleue, limitant ainsi la fatigue oculaire.

Si vous avez déjà testé et/ou que vous avez d’autres astuces yoga (ou pas) pour conserver de bons yeux, faites nous signe !

 

[VIDEO] What is YOGA?

What is YOGA?

Qu’est-ce que le yoga ? La réponse ne peut être unique. Elle est non seulement multiple mais également emprunte des expériences et connaissances de chacun.

Certains voient dans le yoga une manière de se défouler, de se vider la tête pendant que d’autres l’intègrent totalement dans une routine quotidienne. Il y a ceux qui ne jurent que par les postures, asanas, alors que les autres vont principalement y chercher le côté spirituel.

Et s’il y avait autant de yogas que de yogis ?

Pendant ce merveilleux voyage en Inde, j’ai eu cette idée de compiler les témoignages des personnes qui m’ont entourée. J’ai eu envie de leur demander ce que représentait pour eux le yoga. J’ai voulu qu’ils me le disent avec leurs mots à eux, et qu’ils me partagent ainsi, un petit bout de leur relation au yoga.

Contrairement à tous ces vlogs que l’on a créés sur l’expérience Yoga Teacher Training, il ne s’agira plus de parler de moi. J’ai souhaité sortir de l’écran pour laisser à mes compagnons d’aventure le mot de la fin sur cette expérience.

Ce que j’aime le plus dans cette vidéo, c’est le mélange culturel. Chacun a pu s’exprimer sur la question dans sa langue maternelle ou dans une autre, comme il le souhaitait. On retrouve donc des témoignages en français, anglais, allemand, arabe et on a même le droit à quelques mots en sanskrit.

2 mois après mon retour en France*, il était donc temps de conclure cette aventure. Merci à toutes les personnes qui ont participé à cette vidéo: Darren, Raoum, Laëtitia, Katy, Bruno, Leyla, Jean, Mara, Rakesh, Marie, Travis, Marion, Sally, Muriel, Cyril, Trupta et Aoife. Merci également à toutes les autres personnes présentes qui ont largement contribué à faire la rendre inoubliable: Arvind, B.B, Chris, Carine, Ferial, Jitu, Shivam et Tyagresh.

Enfin, un immense merci à Olivier sans qui cette vidéo n’aurait pu voir le jour. Il a fourni un boulot titanesque pour faire en sorte que ce projet puisse être suivi et compris par tous les francophones et anglophones de cette planète. Big up à toi mon chou <3

*A lire si vous ne l’avez pas encore lu: Voyage en Inde, et après ? 

Le yoga, la solution pour un ventre plat ?

En voilà un titre racoleur ! Mais ne me dis pas qu’à ce stade, tu n’as pas envie d’en savoir plus… Et pour l’occasion, cette semaine, je laisse ma plume à une autre Emilie, happy yogini aguerrie qui souhaitait s’exprimer.

On vante souvent les bienfaits du yoga pour les muscles, la respiration, la relaxation ou la santé physique et mentale de manière générale. Le yoga peut-il en plus se substituer à une autre activité sportive et nous permettre d’avoir un ventre plat ?

Pour bien répondre à cette question, il est important de comprendre comment le corps brûle les graisses. Bien que l’on puisse cibler certaines parties de notre corps pour la tonification et le renforcement musculaire (comme nos bras, jambes, abdos ou fessiers par exemple), il n’y aucune méthode validée par des chercheurs qui va nous permettre d’éradiquer plus de cellules graisseuses dans une zone spécifique du corps que dans n’importe quelle autre partie. Le yoga intervient en amont de tout cela et va vous permettre d’atteindre vos objectifs ciblés en trouvant une harmonie entre votre corps et votre style de vie.

Comment avoir un ventre plat ? Le yoga, la solution équilibrée

La pratique du yoga peut vous aider à tonifier votre corps, notamment si vous pratiquez certains styles plus énergiques et que vous pratiquez des postures ciblées sur l’abdomen.

Styles de yoga

Le yoga, comme les autres formes d’exercice, fait dépenser des calories. Certains styles de yoga en font d’ailleurs plus brûler que d’autres. Les formes de yoga plus rapides et énergiques, comme le Vinyasa ou l’Ashtanga, vont brûler plus de graisse et de calories qu’un cours de yoga lent et réparateur. Une pratique du yoga athlétique et énergique peut se rapprocher des disciplines cardio courantes en fitness.

Exercices ciblés

De plus, les mouvements qui ciblent l’abdomen peuvent aider à tonifier les muscles abdominaux qui sont vos principaux alliés dans votre recherche du ventre plat. Nous vous conseillons les postures suivantes :

  • La posture de la planche (Kumbhakasana)
  • La position du Cobra (Bhujang asana)
  • La posture du bateau (Navasana)
  • La posture de l’arc (Dhanurasana)
  • La posture de la barque (Naukasana)

Améliorer votre mode de vie grâce au yoga

Une pratique régulière du yoga, surtout au contact d’un professeur attentionné, peut vous conduire vers une alimentation consciente (en anglais : mindful eating), une conscience du corps accrue et une réflexion intérieure provoquant un changement durable et essentiel.

La majorité des styles de yoga dépensent moins de calories que l’exercice traditionnel (course à pied, etc.). Cependant, le yoga améliore votre pleine conscience (mindfulness) et le rapport à votre corps. La pratique du yoga va vous rendre plus conscient de ce que vous mangez et vous aidera à faire de meilleurs choix alimentaires.

Mieux se connaître

Équilibrer son style de vie grâce au yoga passe avant tout passe par une meilleure connaissance de soi, ses acquis, ses contraintes, mais aussi ses forces et ses faiblesses.

Les gens qui pratiquent le yoga vont éviter par exemple la nourriture qui les rend mous (la plupart de la nourriture transformée) et rechercher des aliments plus sains, ce qui les amènera tôt ou tard à perdre du poids. De plus, beaucoup de personnes mangent plus quand elles sont stressées et le yoga aide à combattre le stress.

Tout cela n’est pas le fruit du hasard et est issu de la connaissance des doshas et plus particulièrement de son dosha dominant.

Les doshas sont dans la médecine Ayurvédique (médecine traditionnelle indienne), les énergies vitales présentent dans chaque être et aliment. Selon leurs équilibres, ils régissent votre condition physiologique et psychologique, du bien-être au mal-être.

Connaître son dosha dominant permet de prendre conscience de ce qui est bon pour soi et de rééquilibrer son style de vie sereinement et en douceur, notamment au niveau alimentaire.

Pour conclure, le yoga a tous les éléments pour vous permettre de garder/retrouver un ventre plat. Pratiquer un yoga énergique vous aidera à vous tonifier et à brûler des calories, indispensable pour perdre du ventre rapidement. Les pratiques plus lentes et méditatives vous apprendront à mieux écouter votre corps. Enfin, l’Ayurveda peut vous fournir les outils pour connaître votre condition, vos particularités et vous conduire à l’équilibre.

Pour en savoir plus sur l’Ayurveda, c’est par ici.

Découvrez également le test en ligne pour connaître son dosha dominant.

Source : Heek.com, création de site de yoga.

Source Image: Luna Joulia

J’espère que l’article d’Emilie vous aura inspiré les happy yogis !

On dirait qu’on a trouvé aujourd’hui une nouvelle raison de se mettre au yoga ! Bah oui, qui ne rêve pas d’un ventre plat ? Mais comme dirait Big-ben dans la Belle et le Bête, “Ne nous emballons pas, Lumière !”. En effet, yoga et ventre plat ne font pas toujours bon ménage… Pourquoi ?

Tu le sais, le yoga c’est avant tout une histoire de respiration. Dans ton corps, tu as 3 niveaux différents de respiration. La respiration abdominale, celle qui fait que ton ventre se gonfle quand tu inspires et se relâche quand tu expires. La respiration thoracique, lorsque les côtes se déploient à l’inspir’ et que la cage thoracique se referme à l’expiration. Et enfin la respiration haute ou claviculaire qui se passe, je te l’donne en mille, au niveau des clavicules. Celles-ci remontent quand tu inspires et descendent à l’expir’.

Celle qui nous intéresse surtout ici, c’est la respiration abdominale. Une respiration que l’on va beaucoup travailler en yoga et dont les capacités vont augmenter considérablement. Tu me vois venir ou pas ?

Si tu augmentes les capacités respiratoires niveau abdominal, que se passe-t-il physiquement ? Ton abdomen se développe. Ainsi, même si en profondeur tu as une musculature développée et pas un poil de graisse, le yoga peut t’apporter un petit ventre tout rond tout mignon. Mais pas de panique ! Perso, je n’ai jamais eu le parfait ventre plat. En effet, de par ma constitution ayurvédique (Emilie en souligne très justement l’importance), j’ai un ventre… comme dire ça de manière délicate… un ventre souvent gonflé d’air. Charmant, je sais. Mais c’est la vie, hein ! Et j’ai vite compris que le yoga avait eu un rôle dans le développement de toute cette partie abdominale. Bref, ne pas confondre ventre plat et ventre ferme. Un petit ventre rond et ferme, c’est pas mal aussi après tout, non ? 😉

Comment choisir sa formation de prof de yoga ?

formation prof de yoga

On y est. Te voilà yoga addict. Tes potes te trouvent de plus en plus bizarre, ton corps a changé et, on peut le dire, depuis que tu fais du yoga, tu te sens hyyyyyper bien. Tu déroules maintenant ton tapis plus d’une fois par semaine et tu as teeeeeellement besoin de ce moment à toi. Côté boulot, ça fait un bail que tu te demandes ce que tu fous là et que tu veux donner un VRAI sens à ta vie parce que merde quoi, on n’en à qu’une ! Maintenant que tu as trouvé peu ou prou l’équilibre, pourquoi ne pas répandre la bonne parole ? Prof de yoga, la réponse à toutes tes questions. Mais une subsiste pourtant… Quelle formation ? Comment choisir l’école qui fera de toi le/la prof de yoga que tu as toujours rêvé d’avoir ?

Te voilà parti•e à la conquête du teacher training parfait. Tu tapes sur Google “formation prof de yoga” et là, hum, comment dire. Bah t’es largué•e. Noyé•e parmi les propositions qui fourmillent sur la toile, tu ne sais plus où donner de la tête.

Quel style de yoga pour ma formation ? Tout le monde veut du vinyasa en ce moment mais f***, connaître la base avec un bon vieux yoga teacher training en hatha, ça peut être pas mal pour démarrer, non ?

Partir pour encore 3 ans d’études et rogner sur mes week-ends ou plier le tout en 2 semaines ?

Faire ça près de chez moi ou en profiter pour m’offrir du bon temps à Bali ?

Et cette histoire de certification Yoga Alliance, ça sert vraiment à quelque chose ?

Voici quelques infos ô combien subjectives et non exhaustives car directement rattachées à mon expérience perso. J’espère de tout cœur qu’elles t’aideront à choisir ta formation de prof de yoga.

Ici, pas de formule magique pour trouver LA formation parfaite. Seulement quelques conseils et infos que j’aimerais partager suite à 2 expériences de yoga teacher training totalement différentes. La première en 4 ans avec Claude Maréchal, en Viniyoga. La seconde en 1 mois, en Inde, chez Samyak Yoga.

Alors, quels critères prendre en compte pour choisir la formation de prof de yoga idéale pour toi ?

ladilafé*

Le premier conseil que je peux te donner si tu te lances dans l’aventure, c’est d’écouter les autres. Ceux qui sont passés par là avant toi et qui peuvent te raconter leurs expériences. Encore une fois, tu seras confronté•e à des avis certes subjectifs mais non moins intéressants.

Ecoute les conseils, fais le tour des réseaux sociaux, des amis d’amis, et n’hésite pas à poser des questions. Le prof de yoga est un spécimen de nature plutôt sympathique et nul doute qu’il sera enclin à te parler de son expérience.

Durée de ma formation de yoga ?

THE question. Certainement d’ailleurs la première que tu vas te poser.

Alors non, ne t’attends pas à ce que je jette la pierre de lune aux formations express – 2 semaines pour devenir prof de yoga, voire moins. Personnellement, je les appelle les “speed-training”. Si elles existent et qu’elles fonctionnent, tant mieux pour elles, il y en a certainement qui font du bon boulot.

Comme quoi décidément, ce voyage en Inde m’aura fait un bien fou en termes d’acceptation et de tolérance ! 😀

Bref, ceci étant, voici mon expérience.

Ma formation longue

6 à 8 week-ends plus 10 à 15 jours de stages intensifs sur toute l’année. Le reste du temps, je profitais de mes week-ends avec les copains et je continuais à vendre des chaussures chez Spartoo. En somme, on ne peut pas dire que l’adjectif “intensif” soit le plus représentatif de cette expérience. La preuve…

Je vais être franche avec toi. La première année de ma formation, je n’allais même pas au yoga toutes les semaines. J’en faisais “régulièrement” mais clairement en dilettante. La deuxième année, j’étais déjà beaucoup plus assidue et ai commencé à avoir des périodes où je pratiquais tous les jours. Courtes périodes.

Fin de deuxième année, j’ai eu une révélation avec la méditation et j’ai commencé à m’engager véritablement sur le chemin du yoga. J’étais beaucoup plus dans le truc. Cet engagement a commencé à se ressentir aussi dans mon comportement avec les autres et avec moi-même. Le changement était en marche !

Bref, comme tu vois, j’ai pris mon temps et je ne le regrette pas une seule seconde. Le top d’une formation longue, c’est ce temps que tu prends à mûrir et à avancer intérieurement à ton propre rythme. Pour moi, c’était essentiel.

Ma formation courte

Après ces 4 ans, j’étais prête pour une formation sous un autre format. J’avais envie de tester l’intensité des yoga teachers training sur un mois.

Totalement immergée dans cet enseignement, j’ai vu mon corps métamorphosé en 4 semaines de temps. J’ai aimé cette pratique intense, à la fois physique, mais pas que. On passait notre temps à chanter des mantras et des kirtans et émotionnellement, ça a remué pas mal aussi.

Un mois à manger boire dormir et penser yoga. Un mois pour t’en mettre plein la tête mais… pas le temps de réfléchir. Tout passe tellement vite et on a tellement à faire. La tête dans le guidon, ou plutôt dans les étoiles, tu déconnectes totalement de la réalité. Pas le temps de prendre du recul sur ce qui nous arrive, ce qui change en nous, là, juste maintenant. Et le retour à la réalité, je vais être franche, ça fait mal.

Néanmoins, ce voyage m’a changée et, je le crois, pour de bon. La preuve, ce billet que j’ai écrit quelques semaines après mon retour → Voyage en Inde, et après ? 

La pédagogie

Question: Tu fais un Yoga teacher training pour être un bon professeur de yoga… ou un bon yogi ?

Vraie question parce que la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît. Même s’il est vrai qu’un professeur de yoga se doit avant tout de vivre le yoga au quotidien, être pédagogue, ça peut aider aussi.

Avec Claude, ce que nous avons surtout appris question pédagogie, c’est la construction des séances. Pri-mor-dial en viniyoga. Etudes approfondies des asanas et surtout de leurs adaptations. Appui particulier sur les contre-indications pour chaque posture. Bref, on s’approche doucement de la yogathérapie. D’autant plus que l’on étudie aussi beaucoup l’enseignement individuel. Cher à Claude comme il l’était à Desikachar, la transmission en one-to-one, comme on dit à New-York est essentielle.

Chez Samyak, pas de construction de séance mais une étude également approfondie des asanas. Plus particulièrement, de l’ajustement des asanas. C’est là, je pense, l’un des grands points forts de cette école. On y apprend en détails comme ajuster l’élève pour l’amener le plus près possible de la posture aboutie.

J’en vois déjà qui font la grimace… Relax. Dans l’ajustement des postures (terme plus politiquement correct que “correction”), il y a généralement 2 camps. Les pour et les contre. Facile. Les pour corrigent ajustent physiquement les élèves. Les contre estiment que chacun à le corps qu’il a et qu’on n’a pas à aller rechercher la posture parfaite. Traitez-moi de Macron si vous voulez mais je suis plutôt d’accord avec les 2.

Je n’aime pas l’idée de la posture parfaite. Mais… j’aime le fait que l’on puisse guider l’élève plus loin que ce qu’il imaginait. Et il est là, le véritable art de l’ajustement postural. Montrer à l’élève qu’il est capable, l’emmener vers une posture où il se dira “Wahou j’aurais jamais cru que je pouvais faire ça !”.

Pour revenir à nos moutons, Samyak insiste vraiment sur cet ajustement et nous fournit à ce niveau une formation d’excellente qualité.

Là où ça pèche, c’est qu’aussi intensive que puisse être une formation, un mois, ça reste court. A la fin du séjour, mes amis de Samyak ont commencé à poser tout un tas de questions pratiques sur l’enseignement: “Comment fait-on pour créer des séances ?” “Que proposer à des débutants ?” “A des personnes qui ont des problèmes de dos ? de genou ?” “Comment créer une pratique progressive, sur plus ou moins long terme ?” etc. Et là, malheureusement, le temps étant vraiment compté, la seule réponse obtenue a été “Vous verrez avec l’expérience“. Dommage. Je trouve que, sur ce point, on a manqué de temps pour aborder ces questions essentielles plus en détails.

La philo

Que serait le yoga sans sa philosophie ? Sans notre bon vieux Patou et ses comparses ? Probablement rien. Selon moi, une formation de prof de yoga doit transmettre les bases de la philo du yoga. Les bases, et plus si affinités.

Chez Samyak, j’ai aimé la manière dont cela nous a été transmis. Encore une fois, un mois c’est très court pour aborder toute la complexité de la philosophie yogique. Mais les cours proposés engageaient véritablement à la réflexion et l’essentiel a pu être dit. Du moins, l’essentiel pour commencer son engagement dans le yoga. Evidemment, difficile d’aller en profondeur sur une si courte période. Si tu aimes la philo et que tu as envie de creuser, ou que tu connais déjà les Yoga Sutras, attends-toi quand même à te sentir frustré•e de ne pas pouvoir passer la seconde.

Avec Claude, nous avons vu les 2 premiers livres des Yoga Sutras. Les 2 livres… en 4 ans. Sans compter les lectures personnelles que tu as le temps d’étudier. Autant te dire que question profondeur, y’a du level. Mais là encore, si la philo c’est pas ton truc et que tu recherches simplement 2 ou 3 bases, tu risques de trouver le temps un peu long…

Se former ici ou ailleurs ?

Et pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups en s’offrant quelques vacances au soleil tout en se formant au yoga ? A durée de formation égale, la seule chose qui change pour moi entre la formation ici ou là, c’est l’immersion.

Si tu te formes près de chez toi, tu sors du studio après les cours et tu retrouves ta vie normale. Le même entourage, les mêmes conversations, les mêmes soucis du quotidien et, même si le yoga t’aide, tu restes pollué•e par les mêmes émotions.

Loin de ton quotidien, l’immersion est totale. Alors oui, tu es perché•e. Tu rencontres des gens qui sont comme toi et tu peux parler d’énergie ou de réincarnation sans que l’on te croit piégé•e dans une secte. Tu as laissé tes soucis derrière toi et, nuit et jour, tu es là pour le yoga. Et ça, j’avoue que si tu as les moyens, fonce.

Yoga Alliance ou pas ?

Je n’ai jamais accordé d’importance à ce genre de certification. Ahahah, et je viens de me rendre compte que je ne sais pas si oui ou non mon école Viniyoga est “certifiée”. Je m’en fous en fait.

Pour moi, cette histoire de Yoga Alliance était plutôt une question de business qu’un véritable gage de qualité des formations. Et… bah semble-t-il que je n’avais pas tort.

Arvind, l’un de nos professeurs de Samyak, nous l’a confirmé un jour en nous expliquant que Samyak était en effet validé par Yoga Alliance pour leur programme en 200h et 300h. Mais, je cite “ils n’ont jamais fait d’enquête sur nos programmes. Ils ont pris l’argent et en échange, on avait notre certif”.

Cela dit, je comprends que ça rassure certains futurs profs de se tourner vers des formations “certifiantes” i.e. estampillées Yoga Alliance. Si si, vraiment, je peux le comprendre. Mais tant que le métier de professeur de yoga ne sera pas officiellement reconnu et le marché cadré, il faudra surtout faire confiance au “ladilafé”* 😉

Ma formation est-elle suffisante pour enseigner ?

Arf. Tough question. Mon capital sympathie risque d’en prendre un coup mais qu’à cela ne tienne ! Pour moi, un yoga teacher training ne doit pas être considéré comme une fin en soi. Il doit permettre au contraire d’ouvrir d’autres portes pour continuer dans le chemin du yoga.

J’ai toujours pensé qu’un prof de yoga était avant tout élève et je le revendique encore. On a tant à apprendre. La pratique perso est une chose mais s’enrichir des autres, wahou quoi. C’est pas mal aussi, non ?

Evidemment, il y a aussi des exceptions. Si je prends mon amie Claire par exemple, que j’admire beaucoup (big up Claire, c’est ton moment !), elle a fait Samyak il y a quelques années et c’est une excellente prof de yoga qui se nourrit de bien d’autres choses. Elle ne cumule pas les formations et les diplômes pour parfaire son enseignement. Ce n’est juste pas ce dont elle a besoin.

Bref, chacun son truc. Pour ma part, ces 2 formations m’ont tellement apporté que, forcément, j’ai envie de poursuivre l’aventure. Encore une fois, on a toujours un truc à apprendre.

Ce qui est certain pour moi, c’est que notre première et véritable formation en tant que prof, c’est notre façon de vivre le yoga au quotidien. Et ça, Samyak n’a eu cesse de nous le rappeler. Vivre le yoga passe par l’étude et l’application de l’Ashtanga Yoga, les 8 branches du yoga.

Conclusion, c’est quoi une bonne formation de prof de yoga ? Réponse, y’en a pas. Essayons de voir les choses telles que le yoga les envisage, i.e. sans ces notions de bien et de mal. Quelque-soit sa durée, son enseignement, ses profs, son lieu ou sa certif’, il y aura toujours quelque chose à en tirer. Fais confiance aux autres, fais toi confiance et tu trouveras celle(s) qu’il te faut !

Il y aura forcément des points que je n’aurais pas abordés alors si d’autres questions vous tarabustent, n’hésitez pas à les poser en commentaire !

*la dit la fé : oui je craque et je mets maintenant du créole réunionnais dans mes articles. Plutôt un terme péjoratif d’ailleurs qui signifie “ragots” mais je l’aime bien ce mot 🙂

 

Voyage en Inde, et après ?

voyage en inde

Lorsque j’ai annoncé autour de moi que je prévoyais un voyage en Inde, tout le monde semblait extatique. Plus que moi, en fait. Il y a ceux qui y sont déjà allés et qui ont vécu une “expérience extraordinaire”. Et puis il y a ceux qui n’ont pas encore sauté le pas mais qui en rêvent parce que, justement, “il paraît que ça te change à jamais”.

Cet enthousiasme que je trouvais étonnant, parfois démesuré, m’a pourtant accompagnée pendant de longues semaines avant le grand départ. Une part de moi était convaincue que ce voyage en Inde, berceau du yoga, allait changer ma vie pour toujours. Mais mon autre moi, bien présent lui aussi, me ramenait à la réalité. “Oh, t’enflamme pas, c’est juste un voyage”.

Finalement, comme vous avez pu le voir en suivant les vlogs, cette aventure fut avant tout intérieure. Peu de temps pour faire du tourisme et, de toute façon, ce n’était pas vraiment le propos.

Sur place, je vivais les choses à 200%, totalement imprégnée du moment présent. Aussi, il m’était impossible de prendre du recul sur l’expérience que je vivais. Alors parfois, quand justement j’essayais de voir si ce voyage répondait à mes attentes, j’étais un peu déçue. J’avais cette impression que, finalement, rien n’avait changé. Enfin, moi. Je n’avais pas changé.

Seul mon retour à Paris et à la vie normale m’ont permis de prendre de la distance par rapport à cette aventure et de voir ce qu’elle m’avait apportée. Et c’est un fait, ce voyage aura véritablement été un cap.

Pêle-mêle, 8 choses qui ont changé après l’Inde.

Je fais des acrobaties

Mon rapport aux asanas a changé. Il y a 6 ans, je me suis mise au yoga pour me trouver, moi. Une quête spirituelle, un besoin de revenir à qui j’étais, au fond. Et puis finalement, le yoga m’a appris que j’avais aussi un corps. Pendant ma formation chez Samyak, les heures de pratique quotidienne et le challenge des postures m’ont montré que les asanas font partie intégrante du yoga et qu’il faut leur redonner leur juste place. Si certains pensent encore que le yoga se résume à une pratique physique, j’étais au contraire de ceux qui minimisaient leur importance dans le chemin vers la paix intérieure, au profit du pranayama ou de la méditation.

Je prends aujourd’hui beaucoup de plaisir à me challenger et à me lancer dans des postures beaucoup plus physiques, voire acrobatiques ! Mais je maintiens toujours que savasana reste l’une des postures les plus difficiles ;p

Non, le yoga n'est pas seulement asana. Il est aussi Yama Niyama Pranayama Pratyahara Dharana Dhyana et Samadhi. 🙏 Et Le yoga, c'est encore moins des acrobaties. Mais parfois, quand on est avec les copains, ça fait aussi du bien de pratiquer le yoga comme on en a envie. @sno_o ! 😆#yoga

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J’enseigne en anglais.

Je parle anglais couramment depuis biiiiiien longtemps mais je n’avais jamais sauté le pas de donner mes cours en anglais. Grâce à cette expérience indienne, voilà qui est fait. Hasard ou pas, depuis mon retour à Paris, j’ai reçu plusieurs propositions de cours privé en anglais. Pouvoir enseigner dans 2 langues différentes est une super expérience et un vrai cadeau que l’Inde m’a permis de valoriser de manière juste.

Je pratique NadiShodana tous les jours

NadiShodana, c’est THE pranayama. Chez Samyak, on nous a même affirmé que le pratiquer quotidiennement pouvait changer notre vie. Et je plussoie. Le pouvoir de ce pranayama est impressionnant et m’aide, en l’occurrence, à maintenir un certain équilibre émotionnel.

Après ce voyage, l’importance de garder un rythme dans la pratique et d’instaurer une routine journalière était capitale. Capitale, mais difficile. Le quotidien est tellement différent ici et là-bas. Pour être honnête, je suis rentrée plus motivée que jamais à pratiquer chaque matin pendant au moins une heure et demi. Et puis, au fur et à mesure des semaines, j’ai revu mon timing à la baisse et j’ai appris à intégrer ma pratique personnelle dans une vie parisienne qui demande beaucoup de concessions.

Je fais des kriyas !

Ces rituels de purification chers aux yogis nous ont été enseignés en Inde. Vous vous souvenez peut-être de l’épisode de Jala-Neti à la rivière dans le Vlog 1 ? Jala-Neti, c’est le nettoyage des narines et bien plus encore. C’est facile à faire, rapide et méga efficace, surtout lorsque l’on vit dans un endroit soumis à la pollution. Du coup, je m’y colle chaque semaine.

Une autre kriya que j’aime beaucoup est kapalabhati, nettoyage par l’activation du feu digestif grâce à la respiration.

Et puis il y a Vamana Dhouti, la fameuse kriya un peu trashouille dont je parle dans le Vlog 5. Mais celle-là; je l’avoue, je ne l’ai pas encore testée. D’ailleurs, si certains happy yogis en ont déjà l’expérience, partagez, ça nous intéresse !

Je suis accro au beurre de cacahuète

Pas trop ma cam’ avant l’Inde, même s’il faisait partie de mes indispensables durant les mois de surf en NZ. Fidèle compagnon de mon petit-dèj chez Samyak, je garde le même rythme de retour à Paris. Pourquoi ? Parce qu’il est riche en bon gras (acides gras insaturés) en protéines et en fibres. Il m’évite les coups de pompe de fin de matinée et, surtout, d’avoir les crocs 2 heures après le petit-dèj !

P'tit dej ! Je crois que c'est mon moment préféré de La journée 🙂 Après 2h De pratique, j'ai juste une dalle de folie et chaque jour je me régale. Bananes, ananas, pommes, pastèque, c'est La fête des fruits ! Il y a aussi De La papaye à revendre mais je n'aime pas ça.. pour les protéines, je fais le plein de beurre de cacahuète. Je crois même que je vais adopter cette routine en France 🇫🇷 sans oublier le porridge pour tenir un peu au corps. Chaque matin je mange pour 4 mais rien à faire, 2h après je pourrais m'enfiler encore des tartines de peanut butter. En guise de tisane, ginger water. Du gingembre, De l'eau, rien de plus ! On voit ça toute la journée. Une tuerie. ❤️ si vous ne l'avez pas déjà vue, allez checker ma vidéo YT sur le p'tit dej ! Ca vaut le détour ! 🙂 #breakfast#food#india#travel

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J’ai des kirtans dans la tête, tout le temps

Avant, c’était plutôt les chansons Disney ou Céline Dion. Aujourd’hui, je continue à chanter presque sans m’en rendre compte les kirtans que l’on récitait chaque soir avant le dîner.

Et comme si ce n’était pas suffisant pour que mon mec me croit marteau, j’englobe chacune de mes pratiques persos dans ces 2 mantras: Shanti Mantra et Mantra Upanishadique. En Inde, nous les récitions à chaque pratique, en début et fin de séance.

Pour en savoir plus sur ces mantras et les kirtans, rdv sur le billet Mantra, dis-moi tout.

Je me fous que l’on marche sur mon tapis

Petit clin d’oeil à ce billet riche en second degré que j’avais rédigé il y a quelques mois: 8 comportements qui m’agacent en yoga. Parmi eux, il y avait celui ou celle qui ose pénétrer la sacro-sainte zone d’espace vital matérialisée par les 4 bords du tapis de yoga.

Comment te dire qu’en Inde, on passait notre vie pieds-nus, y compris en dehors des tapis. Les pieds du monde entier ont donc foulé mon précieux tapis magique… et j’ai appris à faire avec. Faux. J’ai appris à m’en taper, carrément.

De manière générale, j’ai cette légèreté, sérénité que je n’avais pas avant mon départ pour l’Inde. Je crois que plus aucun de ces comportements ne m’agacent en réalité. Je les accepte et c’est tout. Et je crois que c’est probablement le plus grand changement de ce voyage. Certainement le plus nécessaire aussi 😀

En revanche, je dois avouer un truc, je n’arrive toujours pas à marcher impunément sur le tapis des autres !

Je fais des vlogs

Ça n’aura échappé à personne, je me suis mise à ce format à la mode qui consiste à réaliser de courtes vidéos pour raconter sa vie. Passionnant. Non sans déconner, je prends du plaisir à le faire. Du coup, il m’arrive régulièrement de vous faire une petite vidéo – rdv sur la page facebook -pour vous partager quelque chose. En l’occurrence la dernière fois, c’était pour vous annoncer la gagnante du concours Made In India.

Au début, je me sentais carrément con devant mon téléphone à bout de bras. Et puis je me suis vite prise au jeu et je reconnais que je trouve ça plus “friendly” de vous parler en vidéo. Je me sens plus proche de vous.

Conclusion, est-ce que ce voyage en Inde a changé quelque chose à ma vie ? Oui, sans nul doute. Est-ce que j’y retournerai ? Oui, pour sûr, pour continuer à me former. Est-ce qu’il aura répondu à mes attentes ? Non, pas vraiment. Mais je sais pourquoi. Tant que je continuerai à avoir des attentes, je serai déçue. C’est un truc que le yoga m’a appris et que l’Inde m’a permis d’intégrer. Est-ce que j’y retournerai ? Pour sûr !

 

Mantra, dis-moi tout

Mantra, dis-moi tout

A force de passer du temps sur son tapis, il nous vient souvent l’envie d’aller plus loin dans la pratique du yoga. Les asanas, c’est sympa, les pranayamas aussi, mais… Et s’il y avait autre chose que les 8 branches du yoga pour apaiser notre esprit ? Cette autre chose, ce sont les mantras.

Transmis oralement depuis la nuit des temps, les mantras ont pour objectif de purifier l’esprit. En effet, le yoga dit que la récitation des mantras aide notre être intérieur à se rapprocher de la lumière.

Certes, ça fait encore discours un peu perché, n’empêche que… paraît-il que ça marche.

Mais d’abord, c’est quoi un mantra ? 

Man- signifie la pensée. -tra désigne l’instrument qui permet d’accomplir l’action. Si je récapitule, ça voudrait dire qu’un mantra, c’est ce qui permet d’accomplir l’action de penser. Pas clair ?

J’explique. Le mantra peut être considéré comme un objet de méditation. Celui sur lequel notre esprit va se concentrer. Comme vous le savez, le principe de la méditation est simple, i.e. parvenir à une concentration intense sur un objet sans effort afin d’amener le flux des pensées à s’apaiser.

Toujours pas clair ? Disons que le mantra est un outil qui permet de calmer le mental pour atteindre la pensée juste, purifiée de toute affliction.

Les mantras sont en fait des juxtapositions de syllabes mises ensemble dans le but de créer un rythme et un son particuliers. Répéter ces syllabes procurerait le même effet que la pratique du yoga. D’où le fait qu’ils soient considérés comme une forme de méditation.

3 idées reçues sur les mantras

Les mantras sont hindous

Pour la même raison que le yoga n’est pas hindou, les mantras ne sont rattachés à aucune religion. Néanmoins, ils sont aujourd’hui repris par plusieurs d’entre elles: hindouisme, jaïnisme, sikhisme etc. D’où la confusion parfois bien bien ancrée dans nos mentalités occidentales.

Pour autant, le mantra est bel et bien d’origine divine. Ok, je vois, je t’ai mis tout•e confuse maintenant. On dit en réalité que le mantra est d’origine divine parce qu’il n’est pas d’origine humaine. Autrement dit, ce ne sont pas les hommes qui ont créé les mantras. Personne ne les a inventés, encore moins écrit. Ils sont considérés comme la contribution de la nature dont le yogi est le messager. Les mantras sont, un point c’est tout. Pas sûr que ce soir plus clair, mais là, je peux pas mieux faire 😉

Les mantras sont des chants

Les mantras ne sont pas des chants. Ils sont bien plus que cela. Il arrive souvent qu’ils soient confondus avec des types de chants comme les kirtans. Les kirtans sont des chants sacrés, des chants de dévotion, tout comme les bhajans.

L’autre différence fondamentale avec les mantras, c’est que tu peux créer ton propre kirtan. Tu peux lui donner les paroles que tu veux en suivant une rythmique et une mélodie existante.

Les mantras sont en sanskrit

La langue utilisée pour les mantras ressemble à s’y méprendre au sanskrit. Pourtant, ce n’en est pas. Le sanskrit est une langue codifiée par les humains et inspirée d’une autre langue: le Deva-Basha, la langue divine. C’est en deva-basha que sont récités les mantras.

Bien souvent, les mantras sont confondus avec un autre type de chant: le shloka. En réalité, le shloka n’est pas un chant mais un classique de la poésie sanskrite.

Pour comprendre le shloka, il faut déchiffrer ses codes, de la même manière qu’il faut savoir appréhender ceux de la poésie classique occidentale. Il y a donc des règles à suivre, des symboles à interpréter.

Exemple de shloka:

mukham karoti vacalam pangum langayate girim

मूकं करोति वाचालं पङ्गुं लङ्घयते गिरिं

yatkrapattamaham vande paramanandamadhavam

यत्कृपा तमहं वन्दे परमानन्द माधवम्

Traduction:

Je ploie sous la bénédiction de l’univers divin, notre guide à tous, celui qui a le pouvoir de faire parler l’imbécile, de faire gravir la montagne au boiteux.

Mantras, mode d’emploi

Il existe 3 manières différentes de réciter des mantras. Tout haut, en chuchotant, et intérieurement.

Comment choisir son mantra ?

C’est bien là que le bât blesse… On ne choisit pas son mantra. C’est un peu lui qui nous choisit. Plus précisément, c’est une personne tierce (professeur, guide etc.) qui le choisit pour toi.

Le Rituel Diksha

C’est pendant ce rituel que le guru attribue au yogi son mantra. Avant de le transmettre, le professeur a lui-même pratiqué, récité pendant plusieurs années ce même mantra. Transmission orale, tu l’auras deviné 😉

Comment réciter son mantra ?

Si vous faites partie de ces lucky happy yogis qui ont déjà leur mantra, bah bravo déjà 🙂 Mais j’en fais quoi après ?

Généralement, le mantra doit être récité 108 fois par jour des 3 différentes manières citées plus haut (haute voix, chuchotement et intérieure). Comme une “cure”, la récitation du mantra de la même façon chaque jour se fait sur plusieurs jours, 21 minimum.

L’art de la répétition

Voilà un sujet que j’ai abordé dans le dernier vlog de mon voyage en Inde → Samyak Yoga, fin de l’aventure et qui m’a donné envie d’écrire ce présent billet.

Après des mois, des années à répéter toujours la même chose, toujours le même mantra, quelque chose de nouveau apparaît.

Cet art de la répétition fait référence à une notion chère à Patou, abhyasa, et à celle qui lui est toujours attachée, vairagyu (le détachement, justement)On retrouve ces notions dans le Livre 1 des Yoga Sutra – le plus imbitable, je te l’accorde – Aphorisme 12.

abhyasavairagyabhyam-tannirodhah

“La démarche globale du yoga comprend deux aspects fondamentaux distincts, complémentaires et interdépendants: la pratique et le détachement. La pratique favorise directement l’apaisement et l’orientation de l’esprit. Le détachement consiste à reconnaître ce qui produit l’agitation et la confusion, et à y mettre fin par l’élimination du contact avec ces expériences indésirables.” Commentaires de Claude Maréchal.

J’M comme Mantra

Petite sélection de mes mantras préférés.

Om

Le mantra des mantras. Il représente tout ce qui peut être exprimé et tout ce qui est au-delà. Il est l’essence de tous les êtres, de tout ce qui existe, passé, présent, futur. Il est l’essence de l’Absolu.

Le son Om naît de la fusion des 3 sons A – U (prononce “ou”) – M (prononce Mmmm comme si tu mangeais un truc qui te plaisait beaucoup, genre un macaron)

A représente la création, le commencement et fait référence à Brahmā, le dieu créateur

U représente la continuation, la vie personnifiées par Vishnu

M représente la destruction, la fin et s’incarne dans le dieu Shiva

3 dieux omniprésents dans la religion hindoue, raison pour laquelle on amalgame souvent le “OM” à un son religieux. Son “universel” serait pourtant un épithète beaucoup plus approprié, et politiquement correct.

Gayatri Mantra – Triple Chant

Om bhur bhuvah svah
Tat savitur varenyam
Bhargo devasya dhimahi
Dhiyo yo nah prachodayat

La Gayatri est le vers le plus sacré du Rig-Veda, personnifié sous la forme d’une déesse, représentation du soleil et “Mère des 4 védas”. Il est dit que ce mantra doit être répété 3 fois par jour, au lever du soleil, à midi et au coucher.

Tu peux écouter ma version préférée de ce mantra ici.

Shanti Mantra – Mantra de la Paix

Om saha na vavatu saha nau bhunaktu

saha viryam karavavahai

tejasvi navadhitamastu ma vidvisavahai

om shanti shanti shanti

Maintenant que tu connais la signification du OM, voici ce que veut dire shanti. Shanti, c’est la paix. On le répète 3 fois pour atteindre les 3 différents univers: l’univers physique, énergétique et conscient.

Difficile de trouver une version pas trop psyché de ce mantra très connu mais essaye celle-là.

Mantra upanishadique (Brhadaranyaka Upanishad – I.iii.28)

asatoma sadgamaya

tamasoma jyotirgamaya

mrtyorma amrtam gamaya

om shanti shanti shanti

Le closing mantra que l’on récitait tous les matins en fin de séance chez Samyak, pendant 28 jours. Je l’adore.

Pour la version chantée de celui-ci, si jamais vous connaissez des versions sympas, faites tourner !

Alors, on chante ?

 

[Vlog] Samyak Yoga, la fin de l’aventure

Samyak Yoga teacher training - Fin de l'aventure

Et voilà, c’est la dernière ligne droite. Ma dernière semaine chez Samyak, ma dernière semaine en Inde. Vous allez le voir, les émotions s’en donnent à cœur joie cette semaine ! Comme je le confirme dans la vidéo, l’un de nos professeurs nous avait avertis que la semaine 3 était celle de la crise. Ahhhhh mais en fait pas du tout ! C’est carrément la dernière ! Je suis passée à peu près par toutes les émotions. Y compris la phase rébellion qui me fait bien rire, aujourd’hui, avec le recul !

J’ai eu un petit craquage quant au rythme et à la discipline imposée. Dans l’ashram, nous étions soumis à certaines règles. En cours, nous étudiions des règles aussi. En effet, le chemin du yoga passe par une discipline (tapas, l’une des 8 branches de l’Ashtanga Yoga). Bref, trop de trucs à faire, à ne pas faire pour être un “bon” yogi. Alors voilà, craquage. J’ai bouilli pendant 3 bonnes grosses journées.. jusqu’à ce que ça passe.. vous verrez comment dans la vidéo.

Un mois passé chez Samyak a pratiqué et étudié l’Hatha Yoga. Un mois passionnant, riche en belles rencontres. Ces rencontres, d’ailleurs, c’est à elles que je laisserai la conclusion. J’ai prévu de sortir une petite vidéo bonus qui clôturera cette aventure Samyak en beauté. Et pour l’occasion, j’ai décidé de laisser la parole à toutes ces personnes extraordinaires que j’ai rencontrées pendant ce séjour.

Je n’en dis pas plus, il va falloir patienter encore une semaine 😉