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[JEU CONCOURS ] Gagnez ce magnifique débardeur yoga !

Gagnez un débardeur yoga !

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Je suis fan de ce top ! Pas vous ? Si vous l’aimez, sachez qu’il sera peut-être bientôt à vous…

C’est donc avec un immense plaisir que je déclare ouvert ce nouveau jeu concours ! Il vous permettra peut-être de remporter ce magnifique top à porter en toute occasion, yoga ou non !

Il est là le fameux débardeur tigre de chez @latyworld ! Et il est à gagner à partir de demain, à l'ouverture du jeu concours !! Restés connectés Les happy yogis 😘 #yoga#yogagirl#yogateacher#yogatop#fashion#top#paris#france

A post shared by 🌸 Boho & Yogagirl 🙏 (@my_happy_yoga) on

Vous souhaitez en savoir plus sur sa compo, son prix etc. ? Rendez-vous ici.

Il nous est offert par la très généreuse Yetta, créatrice de la marque Laty.

Yetta est née en Corée du Sud et a grandi au Mexique. Après des études de mode à Séoul et à Paris où elle décide de s’installer, elle intègre des maisons prestigieuses de mode. Issue de ce multiculturalisme et de ses expériences, Yetta crée LATY avec une vision : être leader dans son domaine en alliant humanité, innovation et développement durable.

Yetta, peux-tu nous parler de ta marque ?

LATY est une marque inspirée du voyage et de la philosophie du yoga. Elle propose des collections de sacs et d’accessoires conçus avec attention par et pour des personnes urbaines pour lesquelles le voyage et le bien-être font partie intégrante de leur style de vie.

Un style intemporel, dans l’air du temps pour les hommes et les femmes modernes, actifs, authentiques et cools. Des pièces faciles à porter entre le urbanwear et l’activewear, chic et confortables. Notre mission est de placer les valeurs qui nous tiennent à cœur au centre de l’expérience LATY : l’engagement dans le développement durable, l’utilisation des matières de qualité, la collaboration avec des partenaires qui respectent l’environnement. Tout en sachant allier l’artisanat, le savoir faire, à la modernité et la fonctionnalité au confort.

LATY signifie LOVE | AWAKENING | THANKFULNESS | YEARNING

 

Pour gagner ce joli débardeur yoga, rien de plus simple.

Il suffit de:

➸ liker la page facebook My Happy Yoga

➸ liker la page facebook LATY

➸ partager cet article sur votre profil Facebook ou Instagram et taguer l’un ou l’une de vos yoga partners préféré.e

 

Clôture du jeu concours le dimanche 19 Novembre à 12h et résultats dans la soirée.

BONUS ! Comme toujours dans les jeux concours My Happy Yoga, doublez vos chances de gagner en vous inscrivant à l’Happy News !

Bonne chance les happy yogis !

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Résultat du jeu concours

La grande gagnante est Claire Dhaussy ! Félicitations Claire ! Prend le temps de me contacter dès que tu as un moment pour que je te fasse parvenir ton nouveau débardeur !

Un grand grand merci à tous les happy yogis qui ont participé à ce jeu, y compris sur la page Facebook et Instagram. Il y aura très vite un nouveau jeu concours avec une nouvelle chance de remporter un chouette cadeau du type… hum.. tapis de yoga écolo et plus si affinité ? 🙂 Je ne vous en dis pas plus… A tout bientôt les happy yogis !

20 minutes avec Claude Maréchal

Claude Maréchal

Les interviews de Claude Marchal sont rares. C’est un homme discret à l’humilité déconcertante. Passant sa vie entre la Belgique, la France et le Canada, j’ai profité d’une semaine à ses côtés pour me l’accaparer. 20 minutes juste pour moi. Quand on sait à quel point il peut être solliciter, ces 20 minutes sont un cadeau inestimable. J’espère en avoir pris grand soin et être en mesure de vous proposer aujourd’hui la vision de celui qui nous accompagne depuis maintenant 4 ans en Viniyoga.

Né en 1939, Claude Maréchal se met au yoga à l’âge de 20 ans pour, dit-il, “améliorer son saut en hauteur” (cf interview de Claude dans le Yoga Journal). Athlète promis à un avenir glorieux, ses espoirs de JO disparaissent après une blessure au genou.

Amoureux du sport, il deviendra par la suite prof d’EPS. C’est à cette époque qu’il est incité par un ami médecin à ouvrir un cours de yoga. L’aventure démarre en 1966. Tout se passe à merveille et lors de son premier voyage en Inde en 1969, Claude Maréchal rencontre T.K.V. Desikachar qui deviendra son professeur jusqu’à la fin. Au cours des ces nombreux séjours en Inde (6 années cumulées sur une quarantaine), Claude a la chance de côtoyer Krishnamacharya, le père de Desikachar. C’est lors d’une de ces rencontres que Krishnamacharya missionna Claude d’aller développer le yoga en Occident.

Aujourd’hui, Claude poursuit son enseignement du Viniyoga. Il forme les professeurs et les formateurs. Il enseigne aussi la yogathérapie. A 78 ans, je reste impressionnée par sa stature (très grand, il se tient droit comme un I) mais surtout par sa clarté d’esprit. Il nous fait cours sans notes et sa mémoire est époustouflante. Sans compter qu’il connaît par coeur les Yoga Sutras, en français et en sanskrit !

J’avais depuis longtemps en tête de pouvoir lui poser certaines questions. Voilà qui est fait.

Emilie – My Happy Yoga Claude, peux-tu me dire qui tu es, sans me parler de tes origines, ni ton métier, ni ta famille.

Claude Maréchal Si je devais répondre de manière très simple, je te dirai simplement que je suis une personne en recherche. Voilà.

Emilie Tu sais qu’aujourd’hui le yoga est devenu un produit marketing qui fait vendre. Que penses-tu de ce que l’on pourrait appeler ces “dérives” du yoga ?

Claude Maréchal Je pense que, ce que tu appelles “dérives”, et je suis d’accord, est simplement lié au fait que notre société est une société lourdement de consommation. Celle-ci a récupéré le yoga et l’expose comme une technique de bien-être. Mais ce n’est pas du tout la vraie finalité du yoga.

La finalité du yoga c’est de pouvoir, justement, se libérer de tout ce qui est matière et de la société de consommation.

Aujourd’hui, dans les magazines et autres, on ne parle pas de cet aspect du yoga. Pas du tout. On ne parle pas de cette notion de “détachement” que l’on appelle en yoga abhyasa. On ne parle que du yoga bien-être, ce qui n’est pas faux, mais qui est très incomplet.

Emilie Il y a quelques jours, tu as évoqué ton rapport à la religion catholique. Comme dirait Desikachar “What is your Ishta Devata?” / Quel est ton Dieu ?

Claude Mon Dieu, c’est Dieu le père des chrétiens et son fils jésus. Je prends aussi la liberté d’ajouter une chose. J’appartiens à la religion chrétienne catholique, j’ai été baptisé et élevé dans une famille catholique. Ma mère était très très pieuse. Et quand on dit dans ce contexte-là, que jésus christ est le fils unique de dieu, je suis entièrement d’accord, à condition d’ajouter que nous sommes tous les fils uniques de dieu. Chacun d’entre nous est le fils unique de dieu. J’ajouterai que lorsque l’on a des enfants, j’en ai 4, chacun de nos enfants est unique à nos yeux. Lorsque l’on est avec l’un de nos enfants, l’enfant devient unique. Je suis donc totalement d’accord avec cette idée du fils unique de dieu à condition d’y ajouter que nous sommes tous les fils uniques de Dieu. Pas dans le sens où il n’y a eu qu’une seule fois dans l’histoire de la Terre que Dieu a envoyé son fils pour nous sauver. Je ne suis pas d’accord avec cela.

Autre chose qui m’a un peu embarrassé dans le discours de la religion catholique, qui est beaucoup moins répété maintenant qu’il y a 20 ou 30 ans, c’est lorsque l’on dit ‘hors de l’église point de salut. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça. J’ai vu des indiens, des hindous qui me paraissaient être immensément près de Dieu.

Petit aparté pour rappeler que Desikachar et Krishnamacharya ont toujours respecté et accueilli toutes les religions et non-religions dans le yoga. C’est l’un des grands principes du viniyoga. Ne pas changer la personne mais lui proposer un yoga qui s’adapte à elle, dans son entité. Y compris dans sa manière de croire ou de ne pas croire. On en revient toujours au même: tout le monde peut faire du yoga 😉

Emilie On voit qu’il y a donc certains choses avec lesquelles tu n’es pas d’accord. Pour ma part j’aimerais te partager le fait que j’ai toujours été gênée par ce côté paradis/enfer culpabilisant voire menaçant. Qu’est-ce que tu en penses, toi ?

Claude J’aurais tendance ici à regarder l’enseignement paradis/enfer de l’église chrétienne comme la réincarnation en vies successives des hindous. L’idée étant la suivante. Si l’on se comporte comme un sale individu, la vie qui suit sera l’enfer (il rit) Hein ? Tu vois bien ici ce que je veux te dire. Cela peut paraître simplificateur mais c’est ainsi que je vois les choses.

Emilie Est-ce que tu crois alors en la réincarnation, concept à la fois proche du yoga et de certaines religions telles que l’hindouisme ?

Claude Pour moi, c’est une réalité. Nous devons revenir et revenir et revenir jusqu’à ce que nous ayons vécu  de manière noble, sainte, sage, avec beaucoup de générosité et beaucoup d’humilité. A ce moment-là, je comprends très bien que l’on puisse dire “après la mort, c’est la vie éternelle et un bonheur extraordinaire.”

Cette idée de revenir avec un karma sur le dos me paraît assez “logique” et je reviens à la comparaison faite tout à l’heure entre la notion de paradis/enfer et le karma.

J’ai retrouvé des convergences fascinantes entre l’Orient et l’Occident dans l’enseignement donné chez les chrétiens orientaux dans l’église orthodoxe. Ils ont des prières qui ressemblent très fortement aux mantras, notamment ce que l’on appelle la prière du coeur.

Emilie D’après ce que j’ai pu constater, tu sembles être un bon vivant. Est-ce que tu manges de la viande ?

Claude Un peu, oui. Mais je suis resté pendant 19 années végétarien très strict. Un jour, au cours d’un stage à Vaison la Romaine, je suis allé au restaurant et il y avait du poulet. Pour la première fois en 19 ans, je me suis mis à manger de la viande. Depuis ce jour, j’en mange de temps en temps.

Mais ce jour là, après avoir mangé du poulet, j’étais pas bien du tout ! (il rit)

Aujourd’hui, il m’arrive de manger de la viande, surtout pour le côté “social”. Et, je vais te dire, je ne crache pas non plus sur un verre de vin.

Emilie J’aimerais évoquer cette notion présente dans les Yoga Sutras dvanda anabighata, la gestion des paires d’opposés. Pour résumer, le yoga nous aide à mieux gérer les paires d’opposés et d’être moins sensibles – chaud/froid, succès/échec, mensonge/honnêteté etc. En somme, le yoga nous aide à mieux gérer certaines situations compliquées.

Parmi ces situations, j’en ai une très concrète sur laquelle j’aimerais tes lumières.Cette situation est la suivante: je donne des cours de yoga pour le compte d’une personne et cette personne refuse finalement de régler les cours que j’ai faits pour elle, faisant preuve d’une très grande mauvaise foi. Quelle est la meilleure attitude à avoir pour quelqu’un qui est dans le yoga ?

Claude Je dirais très simplement la chose suivante. L’argent que l’on nous donne pour un cours que nous donnons, ça donne de la valeur, dans notre société, à la prestation professionnelle. Maintenant, dans certaines situations, ne rien demander à quelqu’un peut augmenter la valeur de cette prestation. Et puis, dans d’autres situations, ne rien demander ou ne pas être payé peut diminuer la valeur.

Il m’est arrivé de donner des cours à des personnes dans le besoin et, qui au moment de me payer, je leur demandais de bien vouloir accepter de ne rien me donner. Parce que, je pense qu’il est important que l’on puisse avoir ce contact, parfois, avec les élèves. Dans ce cas, le fait de ne rien demander augmente la valeur de la prestation.

Dans ce cas, j’ai envie de dire que c’est le terme de yoga viveka, le discernement, qui est engagé.

Je vais te raconter une petite histoire. Un jour, une jeune femme décide de prendre des cours avec moi de manière régulière. Elle me dit: “Je n’ai pas de moyen financiers, est-ce que vous acceptez que je ne vous paye pas?” J’ai pensé que ce qu’elle me disait était la vérité, et j’ai accepté. Et puis un jour, elle vient à son cours et me montre un truc qu’elle a acheté. Un machin qui valait pas mal d’argent. Et elle en était fière ! Donc, innocente, quelque-part. Quand j’ai vu ça, je me suis dit… hum…

Emilie “Elle est gonflée” (rires)

Claude Exact ! C’est ça, elle est gonflée ! (rires)

L’argent doit être un moyen de faire les choses le mieux possible, et parfois il faut savoir faire des cadeaux.

Nouvel aparté pour préciser que, vous me connaissez, cette question n’était pas innocente ! Elle m’est inspirée par une petite mésaventure qui m’a value un peu de souci cet été. Avant de connaître la réponse de Claude, j’avais cherché ma propre réponse au fond de moi. Résultat des courses, après m’être battue pour que cette facture ne reste pas impayée, j’ai compris que certains combats ne valaient pas la peine. Du côté de mon interlocutrice, elle même prof de yoga (oui oui, comble de l’absurde !) la mauvaise foi est vite devenue malhonnêteté. J’ai donc décidé de ne pas courir après cet argent et de laisser la personne se dépêtrer avec son karma négatif. 

Emilie Quelle est ta définition du bonheur ?

Claude Je le résumerai en 2 mots  : clarté et paix.

Emilie Aujourd’hui, es-tu heureux ?

Claude Je sens très bien qu’à certains moments, ma clarté n’est pas parfaite. Et qu’à certains moments, ce n’est pas la paix totale ! J’ajouterais que je crois qu’un peu d’auto-dérision, c’est un bon système. Ne pas se prendre trop au sérieux, mais être sérieux.

Je remercie très chalereusement Claude Maréchal d’avoir accepté de répondre à ces questions dont certaines sont finalement assez intimes.

Volontairement, j’ai choisi de ne pas vous partager aujourd’hui la totalité de cette interview. En effet, l’entretien a été enregistré et nous sommes en train de travailler sur un document audio qui sortira prochainement. Dans ce document, vous aurez accès à 2 questions bonus et à d’autres détails intéressants.

Si ce n’est pas encore le cas, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour restez connectés !

 

 

 

Yoga prénatal: les idées reçues à oublier fissa

Cours de Yoga Prénatal

Cet été, j’ai eu la chance de participer à la formation de yoga prénatal et post-natal De Gasquet, médecin et professeure de yoga. Une révélation. Evidemment, l’objectif premier était de nous rendre aptes à proposer des cours de yoga aux femmes enceintes et aux jeunes mamans. Mais ce que j’ai appris dépasse totalement mes attentes.

Dans ma formation Viniyoga, j’ai beaucoup travaillé sur le cycle féminin (à lire aussi: Règles douloureuses: et si le yoga avait la solution ?) et ai été formée auprès de ma professeure Aline sur ce type de yoga très spécifique qu’est le yoga prénatal.

Pourtant, je ressentais le besoin d’approfondir mes connaissances. Pour être complètement honnête, j’avais aussi envie de recevoir une formation de médecin.

Ces 5 jours ont agit sur moi comme un électrochoc. J’ai compris tellement de choses, difficile à expliquer.  Tout ce que je peux dire c’est que ce passage chez De Gasquet aura définitivement bouleversé ma façon de pratiquer le yoga et de l’enseigner.

A ce sujet, j’ai prévu un article dédié donc je ne m’étends pas.

Toujours est-il qu’au cours de ces quelques jours, j’ai vu sauter bon nombre de clichés sur le yoga prénatal. Des idées reçues véhiculées par, disons, la conscience collective. Monsieur et madame tout le monde qui donnent leur avis perso sur ce qu’il faut faire et ne SURTOUT pas faire lorsque l’on est enceinte. Mais aussi des lieux communs véhiculés dans les teacher trainings (formations de profs de yoga).

L’objectif de ce billet n’est pas de dire qui a tort ou qui a raison mais de confondre différents points de vue. Je ne remets pas en cause ce que j’ai appris chez Samyak Yoga ou en viniyoga. Néanmoins, je me devais d’apporter un nouvel éclairage.

Yoga prénatal, ce qu’il ne faut pas faire

Evidemment, la femme enceinte n’est pas une personne comme les autres. Etre enceinte, ce n’est pas être malade, mais c’est potentiellement être plus fragile.

Il est donc de bon ton de prendre certaines précautions lorsque l’on se lance dans le yoga prénatal, que l’on soit prof ou élève.

De manière générale, ce qui ressort de cette formation De Gasquet et qui m’a beaucoup plu, c’est que tout est une histoire de bon sens. Autrement dit, rien (ou presque) n’est absolument interdit. Beaucoup de choses restent à la discrétion de la femme enceinte (c’est quand même juste la principale intéressée) et de son ressenti.

Au-delà des précautions légitimes à prendre lorsque l’on est enceinte, il y a aussi les interdits plus catégoriques. A ce sujet, j’ai retrouvé dans mes différentes formations peu ou prou le même discours… jusqu’à De Gasquet.

Pas de yoga pour les femmes enceintes

On entend souvent dire que les femmes enceintes ne peuvent pratiquer le yoga. Evidemment, c’est faux, le yoga doit savoir s’adapter aux conditions de la personne, y compris des femmes aussi. Aussi, aucune contre-indication connue à ce jour ne peut empêcher les femmes enceintes de pratiquer le yoga.

Pas de yoga pour les femmes enceintes, sauf pour celles qui pratiquent déjà

Pour être sûrs d’éviter les soucis, on “autorise” (WTF !) parfois les femmes enceintes à pratiquer le yoga à la seule condition qu’elle maîtrise déjà le sujet. Nul besoin d’épiloguer, on sait déjà que c’est faux et qu’elles peuvent toutes pratiquer !

Pas de yoga les 3 premiers mois de grossesse

Celui-ci est particulièrement répandu au sein de la communauté des profs de yoga. Rassure-toi, jusqu’à cette formation chez De Gasquet, je me le traînais aussi.

Pendant le premier trimestre de grossesse, les organes du bébé et son système nerveux se forment. C’est donc une phase particulièrement critique pendant laquelle il est recommandé d’être très vigilant. C’est également pendant cette période que le risque de fausse couche est le plus important.

Pour toutes ces raisons, beaucoup pensent qu’il faut éviter tout effort physique intense – d’accord – et la pratique du yoga – pas d’accord.

Si l’on peut se réserver le droit de conseiller une femme enceinte de 2 mois à la pratique d’un vinyasa intense (même si pratiquante), aucun équivoque n’est possible quant au yoga prénatal. Bien au contraire ! Le yoga prénatal devrait idéalement se pratiquer dès le début de la grossesse.

Pendant cette phase un peu touchy, la femme enceinte connaît de nombreux bouleversements. Physiques, psychologiques, hormonaux et est très fatiguée. Au contraire, le yoga prénatal, bien pratiqué, apparaît comme une solution pour l’aider à traverser au mieux cette période.

Yoga prénatal, les postures à éviter

Si l’on admet que le yoga, bien pratiqué et bien guidé, est tout à fait envisageable lorsque l’on est enceinte, tout le monde s’accorde sur le fait que certaines postures sont absolument interdites. Tout le monde, sauf De Gasquet.

Torsions

Que l’on soit professeur de yoga ou non, la majorité est unanime sur le sujet. Les torsions sont interdites aux femmes enceintes, le risque encouru étant la pression sur l’utérus. A ce sujet, Bernadette De Gasquet est beaucoup moins catégorique. Si les torsions sont évidemment à éviter au 3ème trimestre (de toute façon, on est bien d’accord que ça devient compliqué), aucune raison bio-mécanique empêcherait les torsions pendant la grossesse.

Dans son livre Yoga sans dégâts ! elle évoque même le fait que plusieurs femmes enceintes ont déjà essayé les torsions dans le but de favoriser le déclenchement de l’accouchement… sans aucun succès !

Il semble alors tout à fait possible de faire pratiquer les torsions aux femmes enceintes, non sans précaution.

Inversions

Tout comme pour les torsions, les textes anciens du yoga contre-indiquent ces postures pendant les règles et la grossesse. Et tout comme pour les torsions, il n’y a, en réalité, pas de raison bio-mécanique à cela. Ce n’est pas une contre-indication absolue, même si, comme le souligne très bien Bernadette, “il y a toujours une raison aux précautions préconisées par les anciens”. Laissons donc à chacun le soin de s’observer et de ressentir si ces postures apportent à la femme enceinte un bien-être particulier ou plutôt un inconfort.

A noter en revanche que la femme enceinte souffre souvent de reflux gastro-oesophagiens. Dans ce cas,  les postures inversées – qui remontent l’estomac – ne font de toute façon pas l’unanimité chez les futures mamans ! Encore une fois, tout est question de bon sens.

Au contraire, les inversions plus “douces” telles que viparita karani ou simplement celle des jambes au mur sont une bénédiction pour les jambes lourdes !

Pranayama

Sur ce point aussi, mes différentes rencontres dans le monde du yoga accordent leurs violons. On ne fait pas faire de pranayama à une femme enceinte. Je suis d’accord, on va probablement éviter kapalabathi, la respiration du feu. Néanmoins, comme je l’explique d’ailleurs dans mon billet Pranayama, prends ta respiration en main, la simple conscience du souffle est déjà une forme de pranayama. Pour rappel, le mot signifie “maîtrise du souffle“. Chez Bernadette, la toute première chose que nous avons apprise est la respiration physiologique. Celle qui permet de respirer pleinement, totalement. Cette respiration physiologique est beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Nous avons perdu cette habitude de respirer par le ventre. Le plus souvent, nous allons chercher l’air dans les cotes, voire carrément dans les clavicules. Pour les femmes enceintes comme pour tout le monde, cette respiration pose plusieurs problèmes. D’abord, elle ne permet pas aux poumons de se remplir complètement. Ensuite, plutôt que d’amplifier le mouvement respiratoire, elle le réduit. Enfin, elle entraîne de sérieux risques en poussant les viscères vers le bas (descente d’organes, incontinence).

Autre souci, même si certains parviennent à respirer avec l’abdomen, ils poussent généralement les abdos à l’inspiration. A de nombreuses reprises, j’ai entendu des professeurs de yoga préciser “inspirez et poussez le ventre vers l’extérieur”. A mon tour, j’utilisais cette expression et j’invitais mes élèves à gonfler leur ventre au max pour mieux sentir la respiration abdominale. Monumentale erreur.

La respiration physiologique consiste à guider l’air vers le périnée à l’inspiration. L’inspiration passive, le ventre est alors relâché. Après l’inspir’, la contraction du périnée accompagne la rétention pleine. Enfin, le périnée se relâche et l’expiration fait remonter le diaphragme.

Une respiration qui a chamboulé ma pratique du yoga et mon enseignement.

Toujours est-il que cette respiration est bien un pranayama. Et elle est plus que recommandé dans tous les exercices faits en yoga prénatal.

Postures sur le ventre

Non, on ne fait pas faire la posture de l’arc à une femme enceinte. De toute façon au-delà de quelques mois, elle se retrouverait comme une tortue sur le dos.

De manière générale, on ne laisse pas une femme enceinte prendre appui sur son ventre. Nonobstant, rien n’interdit la femme enceinte, si elle le peut, de se coucher sur le ventre. J’avoue que cette info a eu un peu de mal à passer la première fois. Pourtant, notre formatrice a été formelle. Si la femme enceinte est confortable dans cette posture, elle peut tout à faire s’allonger sur le ventre et s’endormir ainsi.

Vous l’aurez compris, toutes ces informations sont issues de ma formation chez De Gasquet et des lectures qui ont suivi. Je suis tombée totalement en amour de cette approche et je dois avouer qu’en ce moment, toutes mes lectures et recherches s’articulent autour des travaux de Bernadette.

Promis, un billet plus détaillé sur la formation est dans le pipe.

Chose importante à noter, l’approche De Gasquet du yoga prénatal est exclusivement anatomique et bio-mécanique. Pour ne rien vous cacher, j’ai appris au cours de ces quelques jours que d’autres formations autour de la maternité étaient proposées aux spécialistes du sport et de la santé et que le contenu était exactement le même. A se demander pourquoi on l’appelle “yoga”. Quoi qu’il en soit, on est à 100% ici sur le corps physique. C’est aussi la raison pour laquelle on retrouve régulièrement dans le livre Yoga sans dégâts !, cette précision:  “Ce n’est pas pour nous une contre-indication absolue, même si, en général, il y a toujours une raison aux précautions préconisées par les anciens, pas forcément au premier degré.”. En l’occurrence ici, Bernadette parle des inversions et des torsions pour les femmes enceintes.

Aussi, il va de soi qu’il faut savoir prendre du recul par rapport à tout ce qui nous est transmis. Encore une fois, il n’y a de bon ou de mauvais discours. A chacun ensuite de faire son chemin, professeur et élève, et de suivre ce qui lui semble le plus juste.

Pour ma part, l’approche mécanique est celle qui me manquait. Pour rappel, je n’ai pas, à la base, une super conscience de mon corps (cf la vidéo Yoga & Concentration). Je l’ai toujours dit, j’ai choisi le yoga pour son approche spirituelle. Le côté ressenti difficilement explicable, presque ésotérique, j’adore ! Malgré cela, j’ai toujours eu cette passion de l’anatomie et du fonctionnement du corps. Aujourd’hui, je peux développer et renforcer mes connaissances dans ce domaine et aller plus loin dans le yoga. Au fil des jours, je créé des ponts de plus en plus solides entre ces 2 domaines et je m’éclate !

 

 

 

Lumière sur le Viniyoga

Lumière sur le viniyoga

L’été dernier a vu se clôturer mes 4 années de pratique et d’étude du Viniyoga. 4 ans pendant lesquels j’ai tant appris sur le yoga, sur moi et sur tant d’autres choses.

Clôturer n’est d’ailleurs pas le mot juste puisque c’est en réalité le début d’une nouvelle aventure. Cette formation a pu aboutir à l’obtention d’un diplôme certes, mais ce n’est pas une fin en soi. Voilà pourquoi, dès Octobre, je rempile pour 3 nouvelles années auprès de mes comparses belges et de Claude Maréchal. Read more: Lumière sur le Viniyoga

Rentrée ! 2 nouveaux cours de yoga Paris Centre

Cours de yoga à Paris Centre

C’est tout nouveau tout chaud, pour fêter la rentrée, j’ouvre 2 nouveaux cours de yoga à Paris Centre. Rendez-vous entre l’Opéra Garnier et le Palais Royal tous les lundis et mardis soirs ! Métro le plus proche: Pyramides.

Au regard de la demande croissante de nouveaux cours de yoga collectifs, j’ai décidé de mettre en place ces 2 créneaux pour faire plaisir à ceux qui ne peuvent se dégager du temps que tard le soir.
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✦ Retraite Yoga aux mille et une nuits ✦

retraite yoga

Attention, plus qu’une place disponible ! 

La Marsa, Tunisie

  Du 11 au 15 octobre 2017

Et voilà c’est décidé, je me relance finalement dans l’aventure retraite yoga ! Cette fois-ci, je peux compter sur un partenaire d’exception, la Sukoon House de la Marsa en Tunisie.

On sait tous qu’après l’été (surtout si tu n’as pas pu prendre de congés !), le mois de septembre est, pour le moins, intense. Un mélange de course contre la montre et de déprime post-été et pré-automne. Bref, pour la tête et pour le corps, c’est pas franchement l’idéal. Voilà pourquoi j’ai décidé de t’emmener au soleil pour 5 jours 100% détente, farniente et retour à soi.

Lis ce qui suit et laisse toi d’ors-et-déjà bercé•e par la douceur des mille et une nuits…
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Auto-entreprise, une vraie solution pour les profs de yoga ?

Auto-entreprise dans le yoga

Diplôme•s de prof de yoga en poche, vous êtes encore nombreux à vous demander par où commencer pour vous lancer. Après avoir reçu de nombreuses demandes à ce sujet et plusieurs questions spécifiques concernant mon auto-entreprise, j’ai décidé qu’il était temps de faire un point.
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Métiers du sport, astuces yogis pour un corps en pleine forme

métiers du sport, astuces yogis pour un corps en pleine forme

Si tu pratiques intensément et quotidiennement une activité physique, tu peux te sentir concerné par cet article. 

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Professeur de yoga, un métier qui rapporte ?

Prof de yoga, un métier qui rapporte ?

La question à 1 million d’euros à laquelle même Google ne peut pas répondre. Est-ce que l’on vivre du yoga ? Au cours des small talks que l’on a tous, ces fameuses conversations un peu creuses qui, fort heureusement, mènent parfois à des discussions plus profondes, ça se passe peu ou prou toujours de la même façon:

-“Et toi tu fais quoi dans la vie ?”

-“Je suis prof de yoga”

-“Ah super. Et du coup à part ça ?”

-“Bah c’est tout. C’est mon métier, quoi.”

-“Ah… Ok.”

S’en suis donc parfois la fameuse question à un million d’euros “Mais du coup on peut vivre de ça ?”
Légitime interrogation.
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Yoga des yeux: 7 astuces de yogis pour une meilleure vue

Yoga des yeux - astuces yoga pour une meilleure vue

A 31 ans, passant des heures par jour devant un écran, j’ai une chance inouïe de n’avoir absolument aucun problème de vue. D’autant que génétiquement, je suis tout de même issue d’une bonne famille de miros 🙂 Et si ce n’était pas que de la chance ? Et si le yoga avait quelque chose à voir là-dedans ?

Tu as peut-être déjà entendu parler du yoga des yeux. Cette technique qui consiste en différents exercices – mouvements oculaires, points à fixer etc. – s’utilise pour réduire la fatigue oculaire et prévenir certaines pathologies de l’œil.

Au-delà de ces techniques, le yoga, le vrai, pourrait nous aider à conserver ou retrouver notre vue de lynx.
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